Culte du dimanche 24 mai

Culte en audio et en lecture.

ACCUEIL  Alors que nous prenons du temps pour la prière, qui nous relie les uns aux autres, Dieu nous appelle à lui faire de la place, à lui ouvrir nos cœurs, à nous reposer en Lui, et ainsi à être au contact de cette présence chaleureuse, apaisante, vivifiante qui nous permet d’entrer dans le mystère infini de l’amour de Dieu. Car, rien ne peut nous séparer de ce trésor unique, le Christ lui-même, qui devient alors, le chemin de nos vies en toutes circonstances. Le Seigneur est avec nous, de qui aurions-nous peur ? Il est avec nous jusqu’à la fin des temps, comme Il nous l’a promis. Réjouissons-nous de célébrer son nom et de chanter en son honneur.

Unissons-nous dans la louange et dans la prière : Gloire à toi, Seigneur, qui nous appelles à vivre, qui nous fais exister, qui toujours et sans cesse nous fais confiance, qui inlassablement nous tends la main. Gloire à toi, Seigneur, pour les signes de ta présence parmi nous, pour le pain partagé, pour l’amitié retrouvée, pour la paix donnée et accueillie, pour l’amour manifesté. Gloire à toi, Seigneur, toi qui fais naître le jour,  et qui donnes à chaque chose sa saveur. Gloire à toi, Seigneur, pour ta présence et ton amour ! Béni sois-tu ! Amen.

Seigneur, viens redonner à mon cœur le souffle qui manque. Mes résolutions s’estompent, mon but semble lointain, le doute me prend parfois, et pourquoi ne pas le dire, un peu de lassitude et de découragement. Il est lourd à porter, parfois, le fardeau du quotidien qui pèse sur mes épaules. Merci Seigneur pour ta présence discrète mais si réelle. Tu es là, quand les mots ne viennent pas à mes lèvres, Tu es là quand le silence s’installe, Tu es là, quand le désir déserte mon cœur fatigué. Je t’aime mon Dieu  car tu n’es pas seulement avec les plus forts, Les premiers de cordées, les lutteurs et les athlètes, Tu es aussi avec ceux qui accusent le coup, qui manquent de souffle, Merci car Tu es le Dieu des relèvements, de la main tendue… Quand je boite, tu boites avec moi, jusqu’à ce que mon pas sois au rythme du tien.

Vous qui avez faim et soif de son pardon, vous êtes heureux, car il vous pardonne. Vous qui avez faim et soif de sa présence, vous êtes heureux, car il vient demeurer en vous et agir à travers vous. Vous qui avez faim et soif de la justice, vous êtes heureux, car vous serez rassasiés. Aujourd’hui, Dieu redit à chacun d’entre nous ce qu’il nous a murmuré le jour de notre baptême : Je t’ai appelé par ton nom depuis le commencement de ton histoire. Je t’ai formé des profondeurs de la terre, je t’ai tissé dans le ventre de ta mère. J’ai gravé ton nom dans la paume de ma main. Je te garde une infinie tendresse et je prends soin de toi. J’ai mis en toi toute ma joie.  Cette joie de Dieu est parfaite lorsque nous lui disons « Père ». Que la joie de Dieu soit avec toi !

Nous venons à toi plein de reconnaissance pour tous les chemins que prend ta bénédiction dans nos vies. Ta grâce nous rejoint et nous touche par tant de petites et de grandes choses. Apprends-nous à voir ton œuvre autour de nous et en nous, et à nous en réjouir. Apprends-nous aussi chaque jour à œuvrer pour toi et avec toi. À vivre le quotidien de nos jours comme une louange : que ce soit dans nos travaux, nos tâches domestiques, les soins et les services que nous apportons aux autres. Libère-nous maintenant des soucis de la veille et du lendemain, de l’avenir et du passé, pour que nous puissions être pleinement présent à toi et la Parole que tu nous offres en ce jour.

Matthieu 28, 16-20 Les onze disciples se rendirent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait indiquée. Quand ils le virent, ils se prosternèrent ; certains d’entre eux, pourtant, eurent des doutes. Jésus s’approcha et leur dit : « Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc auprès des gens de tous les peuples et faites d’eux mes disciples ; baptisez-les au nom du Père, du Fils et de l’Esprit saint, et enseignez-leur à pratiquer tout ce que je vous ai commandé. Et sachez-le : je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

PRÉDICATION Jeudi c’était la  fête de l’Ascension, une fête où l’on célèbre non pas le départ du Seigneur mais bien sa présence dans nos vie de tous les jours. Jésus a accompli sa tâche et il nous promet maintenant une nouvelle façon de nous accompagner et d’être avec nous : «Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps». C’est à nous maintenant d’accomplir les œuvres du Seigneur parmi nos frères et nos sœurs en humanité. Il sera présent, par sa parole, par les sacrements et à travers notre prochain qui a besoin de nous : «À chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères et mes sœurs, c’est à moi que vous l’avez fait.». (Matthieu 25) Pour bien comprendre le message de l’Ascension du Seigneur, il faut avoir en tête la parole de Jésus, le soir du jeudi saint, où il disait : «Je ne vous laisserai pas orphelins» et maintenant il nous promet l’Esprit Saint : «vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.» Le Seigneur a toujours été proche des gens. Au grand scandale des scribes et des pharisiens, il a pris parti pour les samaritains, les fils prodigues, les prostituées, les adultères, les ouvriers de la dernière heure, les publicains et les pécheurs. Il a toujours défendu ceux et celles que la société a tendance à rejeter : les faibles, les malades, les lépreux, les femmes et les enfants. Il n’exclut personne. Dans la rue, à la synagogue, sur le bord du lac, dans les maisons, au Temple, au puits de Jacob, sur le haut de la montagne, «il est passé en faisant le bien». On a souvent accusé le christianisme d’être «l’opium du peuple», une sorte de drogue qui nous fait oublier les problèmes de la vie courante, en nous promettant le bonheur après la mort. C’est exactement le contraire que Jésus veut pour nous : «Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?» : Arrêtez d’avoir la tête dans les nuages, regardez la terre, voyez ce qui se passe dans le monde, retournez à votre Galilée natale, c’est-à-dire dans votre propre milieu de vie, dans votre ville, votre village, votre famille. Matthieu a pris soin de donner la signification symbolique de cette terre de Galilée dès le début du ministère de Jésus : «Galilée des nations ! Le peuple qui demeurait dans les ténèbres a vu une grande lumière…» (Matthieu 4,15)… La Galilée, pays méprisé par les puristes de Jérusalem, peuplé par des gens provenant de diverses origines, terre où la croyance et l’incroyance se côtoient, se croisent et se mélangent, terre de tous les peuples. Ce n’est pas dans le ciel que nous trouvons Dieu mais dans notre Galilée à nous, dans notre vie de tous les jours : «Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé… assoiffé… nu et malade… Et le Roi leur fera cette réponse : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères et sœurs,  c’est à moi que vous l’avez fait. » (Matthieu 25, 37) C’est à nous maintenant d’accomplir les œuvres du Seigneur parmi nos frères et nos sœurs. Le Seigneur confie sa mission aux croyants que nous sommes : «Ceux qui croient en moi accompliront  les mêmes œuvres que moi». dit Jésus et dans l’évangile de Marc il ajoute : «Ceux qui deviendront mes disciples, en mon nom ils chasseront les esprits mauvais, ils parleront un langage nouveau… ils imposeront les mains aux malades et les malades s’en trouveront bien » (Marc 16,17-18) Le Christ nous envoie dans le monde : «Comme Tu m’as envoyé dans le monde, je les envoie dans le monde.» (Jean 17, 18) La célébration dominicale, lorsque nous avons le privilège de pouvoir nous rassembler dure moins d’une heure et s’achève par une parole d’envoi de l’assemblée : «Allez dans la paix du Christ»… Ne restez pas là à regarder vers le ciel, retournez chez-vous, dans votre Galilée où la mission vous attend. La prière communautaire bien comprise et bien vécue renouvelle et réactive l’élan de celles et de ceux qui la partagent. 

CONFESSION DE FOI  Je crois en Toi, que nous nommons Dieu : tu es ce quelqu’un au milieu de nous qui cherche à se faire connaître tu laisses voir la trace de tes pas dans notre humanité en devenir tu fais entendre ta voix dans le peuple de tes témoins Je crois en Jésus, le fils de ton Amour,  né au cœur de ton peuple En lui, tu t’es montré, Père attentif et tendre, inquiet de notre bonheur soucieux de notre liberté, bouleversé par nos faiblesses En Lui, Tu as révélé ton Souffle puissant,  capable de soulever toute la pâte humaine pour la mener à ses rêves les plus ambitieux. Je crois en Toi, Dieu-Amour  parce que, toi le premier, tu crois en nous !

INTERCESSION  En communion avec tous nos frères et sœurs chrétiens de par le monde, nous intercédons les uns pour les autres… Seigneur, nous te remercions pour les cieux qui tu ouvres pour nous  lorsque ta Parole vient nous rejoindre et nous interpeller. Nous te remercions pour la confiance que tu nous accordes, l’amour dont tu nous gratifies et l’affection que tu nous portes. Donne-nous la force et le courage pour marcher, tête et corps libérés, sous ton regard et avec l’assurance de ta présence. Père, rassemblés devant toi, nous te présentons notre monde : Nous te confions celles et ceux qui ont repris le chemin du travail ou bien de l’école et qui tâtonnent peut-être un peu, qui cherchent leur place dans cette étrange nouveauté. Nous te confions celles et ceux pour qui rien ne change. Celles et ceux qui poursuivront leur vie en regardant par la fenêtre sans pouvoir sortir, parfois à cause de la maladie, d’une dépression, d’un handicap, d’une addiction dévorante… Donne-nous Seigneur, un esprit de sagesse et de discernement qui nous permette d’allier, en ce temps, prudence et solidarité, clairvoyance et foi en l’avenir. Que ton Esprit nous rende courageux, et créatifs. Que soient dé-confinés notre altruisme, notre empathie, notre instinct de préservation et notre capacité d’émerveillement et de reconnaissance ! Nous te confions celles et ceux que nous avons découverts (ou redécouverts) pendant ce temps de confinement : un voisin ou une voisine ; un ou une membre de notre famille, un ami ou une amie… Nous te citons leurs noms, dans le secret de notre cœur.  

Élargissons encore notre prière au dimension du monde entier, en pensant aux différents pays dont nous tirons nos origines… le Liban, Madagascar, les pays d’Afrique noir, du Magreb, de l’Europe… Nous rendons grâce pour la diversité des peuples, des nations, de leurs cultures, de leurs langues, de leur art et de leur résilience. Nous prions pour les  nations qui dépendent d’autres pays et qui sont souvent menacées par les intérêts de leurs voisins plus imposants. Que de tous les lieux d’où quelqu’un partage ce temps de recueillement, puisse monter maintenant la prière de l’Église universelle :  Notre Père qui est aux cieux…

ENVOI  BÉNÉDICTION
Prends la route sans attendre toi mon ami, mon frère, ma soeur ou l’étranger. Écoute le murmure du blé qui lève,  il est plus fort que le fracas des murs qui s’écroulent… Prends la route sans attendre, les défis du monde sont dans tes mains. Choisis de grandir, de prendre la parole. Aujourd’hui c’est déjà demain… Que la route s’ouvre à ton approche Que le vent souffle dans ton dos, Que le soleil réchauffe ton visage, Que la pluie ruisselle dans tes champs, Et que, jusqu’à la prochaine rencontre, Dieu te garde dans la paume de ses mains ! Amen

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