Culte Libano-Alsacien en ligne du dimanche 07 mars 2021

Méditation par le pasteur Brice Deymié — Send in a voice message: https://anchor.fm/eglisebeyrouth/message

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Grâce et paix, 

… à l’église répandue de par le monde, 

qui malgré la multiplicité des lieux, des langues, des cultures et des spiritualités, fait vibrer une même symphonie, celle de l’Amour que le Dieu de Jésus Christ nous offre sans compter.

… à vous en Alsace, réunis à Pfulgriesheim, vous qui faites église ici, en cherchant humblement à mettre vos pas dans ceux du Christ, pour que vive la fraternité, dans un monde désabusé, pour que triomphe l’espérance là où règne le désarroi, pour que l’Amour renaisse dans les cœurs et ouvre un avenir riche de promesse.

… à l’Eglise Protestante Française de Beyrouth avec laquelle nous sommes en union de prière, aujourd’hui.… une belle occasion pour être en communion avec les chrétiens d’Orient, eux, qui sont souvent victimes de l’hostilité et de la persécution des populations locales et qui sont porteur du témoignage de l’église primitive, étant gardiens d’un héritage multimillénaire, transmis de générations en générations, celui qui fonde l’église de Jésus Christ.

Intro

Il nous arrive à tous de rêver… et quelques fois même, de nous en souvenir… voici l’un de ces rêve, que je garde en mémoire…

c’était en montagne, sur un sentier raide et pierreux, j’y ai rencontré une fillette qui portait sur son dos un jeune garçon. Sa frêle silhouette semblait ignorer la difficulté, elle avançait d’un pas assuré sur le chemin escarpé. J’étais interloqué, j’avais du mal à détourner les yeux de cette vision qui me semblait irréelle.    – Mon enfant, lui ais-je dit, tu portes un lourd fardeau !Elle me regarda, étonnée, et répondit d’un air candide : – Ce n’est pas un fardeau, Monsieur, c’est mon frère !

Je restais interdit, et la réponse de cette enfant s’est gravée dans mon cœur.Maintenant, quand la peine des Hommes m’accable quand le courage me quitte, quand je pense au Liban, où nous avons vécu près d’un an, je revois cette enfant et je me rappelle : ce n’est pas un fardeau que tu portes, c’est ton frère….

Nous sommes venus ici ce matin pour vous parler de notre séjour à Beyrouth, il faut avouer que nous étions assez ignorants des dangers auxquels nous allions être exposés. Si nous y sommes allés, c’est pour répondre à un appel…  Un appel à rejoindre des frères, des sœurs, qui avaient besoin d’être soutenus, secourus, accompagnés durant une période particulièrement difficile de l’existence de leur  communauté…

François Clavairoly, le président de la FPF dit que pour nous les chrétiens, le véritable culte que nous devons adresser à Dieu, consiste à cultiver un espace… où l’altérité et la transcendance trouvent leur place.  Selon lui, la raison d’être du culte chrétien c’est l’accueil de l’autre, avec un petit a et de l’Autre avec un grand A.  Si dans les églises il y a toujours une table de communion,  (dit-il) c’est pour y laisser une place au pauvre, à l’étranger, à celui qui n’était pas prévu. 

Notre séjour à Beyrouth a été une formidable expérience de rencontre, de découverte, de partage, de liens tissés au-delà des frontières d’origine, de langue, d’appartenance religieuse ou géographique. Oui, il y a un vrai bonheur à s’ouvrir à l’imprévu de la rencontre, qui nous fait traverser les frontières, qui nous déplace dans nos idées-reçues, qui nous désinstalle dans nos préjugés et nos certitudes… comme l’exprime très joliment ces béatitudes revisitées par Charles Singer…

Bonheur à vous,  Qui vous dépouillez pour donner au pauvre.

Bonheur à vous,  Qui vous servez de la douceur pour transformer la terre.

Bonheur à vous, Qui offrez votre présence pour soutenir ceux qui pleurent.

Bonheur à vous, Qui sans répit, travaillez à la justice pour nourrir les affamés de dignité.

Bonheur à vous, Qui ouvrez votre cœur pour accueillir la détresse du monde.

Bonheur à vous, Qui demeurez dans la vérité pour laisser en vous transparaître la clarté de Dieu.

Bonheur à vous, Qui vous dressez contre la violence pour laisser la paix bâtir ses remparts.

Tenez bon dans votre confiance au Christ malgré les incertitudes et les bouleversements. Avec le Christ, par son Évangile, vous faites naître le bonheur sur la terre. Charles Singer

-Le Liban c’est assurément un pays dangereux, paraît-il… nous avons pu le vérifier sur place… c’est un pays qui vit des jours difficiles, dont l’avenir est sombre et souvent désespérant, pour beaucoup la vie y devient tellement insupportable qu’ils ont envie de fuir…

Nous avons connu durant notre présence là-bas une succession d’événements tragiques qui ont amplifié l’ampleur d’un crise multiple qui contribue à l’effondrement de ce pays, je pense 

– au soulèvement du 17 Oct qui durant de longues semaines à mis dans la rue le peuple libanais, en effaçant les frontières des âges, des sexes, des appartenances religieuses et politiques, pour demander d’une seule voix une nouvelle gouvernance au service de la dignité d’un peuple et de l’avenir d’un pays

– au confinement imposé par la pandémie du Covid 19, qui en février 2019 nous a tous désorienté et obligé à nous resituer dans nos manières de vivre, de nous rencontrer, d’envisager l’avenir pour nous et nos enfants

– à l’explosion du 4 Août, dans le port de Beyrouth, d’une ampleur si inouïe qu’au Liban on parle d’Hiroshima, 300 morts, des milliers de blessés, des centaines de milliers de sans abri, une partie de la ville ravagée

– tous ces événements conjugués à une gestion calamiteuse des affaires du pays, par une classe politique mafieuse et corrompue contribue à l’effondrement de ce pays, si attachant par ailleurs, qui longtemps faisait figure d’exemple quant au vivre-ensemble apaisé d’un pays où se côtoient 17 confessions religieuses. Au jour d’aujourd’hui un crise humanitaire majeure sévit, avec plus de 50 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté.  

Face à tant de problèmes, une question se pose : Qu’est-ce qui dans ce paysage de désolation peut offrir une aide pour ne pas sombrer ?

Qu’est-ce qui peut permettre au phénix (l’emblème du Liban) de renaître ?

Je pense que pour les chrétiens, c’est le fait de savoir que nous ne sommes jamais abandonné, quoiqu’il arrive, car le Dieu de la Bible, c’est celui qui ne se détourne jamais de celles et ceux qui sont dans l’épreuve, dans la détresse et la désolation, dans l’attente fébrile de la délivrance… 

La communauté protestante de Beyrouth dont une grande partie des membres sont des expatriées malgaches, employées de maison de la classe aisée du Liban, exploitables à merci, sans droits, souvent victimes d’abus de toutes sortes… nous avons été fortement impressionnés par le rayonnement d’une foi toute simple, qui triomphe des difficultés par un abandon joyeux et confiant en Celui qui reste fidèlement présent jusque dans les vallées sombres de nos vies.

Au Ps 33,11 il est dit : “Celui qui n’a plus que Dieu, rien ne lui manque…” ce sont ceux que la Bible on nomme les “Anawims”   “les pauvres de Dieu”. Ils n’ont rien, ou si peu, ils sont loin de leurs familles, on ne leur reconnaît ni droits, ni dignité, ni avenir, leur seule force, c’est de jeter leur confiance en Dieu, celui qui ne les lâchera jamais…

C’est en pensant à eux, à nos amis libanais et malgaches, que me revient en mémoire cette parole d’un sage, à qui l’on demandait un jour :

Tu as de nombreux enfants, quel est ton préféré ?” L’homme répondit : “Celui de mes enfants que je préfère c’est le plus petit, jusqu’à ce qu’il grandisse; celui qui est loin, jusqu’à ce qu’il revienne; celui qui est malade, jusqu’à ce qu’il guérisse; celui qui est prisonnier, jusqu’à ce qu’il soit libéré; celui qui est éprouvé, jusqu’à ce qu’il soit consolé“.

N’est-ce pas là une belle image de Celui qui n’en finit pas de nous aimer, et qui au jour de l’épreuve nous dit : « Ne crains pas car je te rachète, je t’appelle par ton nom, tu es à moi ! Ne crains pas, je suis l’Eternel ton Dieu, ton Sauveur ! Tu as du prix à mes yeux et je t’aime ! Ne crains rien car je suis avec toi, aujourd’hui, demain et à jamais! »

Si le Liban, c’est une terre ravagée par le malheur, c’est aussi “une terre du Christ” Jésus y a laissé les empreintes de ses pas… 

L’évangile que nous allons lire toute à l’heure nous le confirmera. Je pense à cette parole du doyen de la faculté de théologie protestante de Beyrouth, le docteur Sabra c’était le 1er mois de notre présence au Liban, il s’adressait à ses étudiants le jour de la rentrée et il leur disait :  “Ici, vous ne venez pas seulement pour apprendre à lire la Bible, ici vous venez pour la vivre…”

Vivre la bible dans les réalités existentielles, socio-politiques, religieuses, culturelles, qui caractérisent cette terre depuis des millénaires… ou l’histoire chaotique des hommes se répète souvent… et où une multitude de défis mettent à l’épreuve les artisans de paix, les bâtisseurs d’une civilisation à hauteur d’hommes, qui permet à chacun(e) d’exister dans la dignité et de rêver de fraternité.

Prière avant d’écouter la Parole de Dieu… Nous voici, Seigneur, peuple marchant de jour et de nuit, traversant les obstacles et le temps. Nous voici pour entendre une Parole capable d’insuffler l’espoir à cette terre désemparée. Que vienne ta Parole, Seigneur, qu’elle vienne grandir et résonner en nous Nous voici prêts à laisser le Christ nous rejoindre, nous réconforter, nous dire ce que nous avons besoin d’entendre. Car, lui seul a le pouvoir de faire naître l’aurore sur notre terre humaine. Qu’il reste avec nous, qu’il nous rassemble dans la paix de son amour.

Écoute de la parole…   Mat. 15, 21-28  

Puis Jésus partit de là et s’en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon. Une femme cananéenne qui vivait dans cette région vint à lui et s’écria : « Seigneur, fils de David, prends pitié de moi ! Ma fille est cruellement possédée par un démon ! » Mais Jésus ne lui répondit pas un mot. Ses disciples s’approchèrent pour lui adresser cette demande : « Renvoie-la, car elle ne cesse de crier en nous suivant. » Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé que vers les moutons perdus du peuple d’Israël. » Mais la femme vint se prosterner devant lui et dit : « Seigneur, aide-moi ! » Jésus répondit : « Ce n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » – « Seigneur, c’est vrai, dit-elle. Pourtant même les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Alors Jésus lui répondit : « Oh ! que ta foi est grande ! Que tout se passe pour toi comme tu le veux. » Et sa fille fut guérie à ce moment même.

Prédication  Jésus vient de la terre d’Israël, il part au Liban, un pays étranger, il va dans la région de Tyr et de Sidon. Une femme vient à sa rencontre. C’est une païenne, une “incroyante”, une “sans-droits” pourrait-on dire, car elle ne peut prétendre être au bénéfice des promesses de Dieu faites au peuple d’Israël. Pour eux, elle n’existe pas, c’est une “chienne”

Cette femme a pourtant gardé une arme précieuse qui l’empêche de basculer dans le néant… Elle crie !  C’est terrible un cri !  C’est bouleversant un cri ! ça peut être libérateur, un cri ! Lorsqu’il y a trop de chose à dire, la parole n’y suffit plus, il n’y a alors que le cri pour s’exprimer encore. Le cri de cette femme reconnaît Jésus, bien plus encore, ce cri est si fort, si vrai, qu’il est capable d’obliger Jésus à la reconnaître. Les langues étrangères sont peut-être un mur difficile à franchir, mais un cri est un langage qui n’a pas besoin de dictionnaire.  Il n’est pas sûr que nous soyons toujours capable de reconnaître un cri. 

Il y encore trop d’hommes et de femmes qui n’ont plus que leurs cris, pour avoir le sentiment d’exister pour quelqu’un…  Le Liban est un pays qui crie… Trop de haine, trop d’injustices, trop de mépris, trop d’indifférences lui font ressentir un sentiment d’abandon, de colère et de désespoir… “Nous avons une vie de poubelle…” disait récemment un habitant des quartiers pauvres de Tripoli, où le combat pour survivre devient plus pesant chaque jour…

Le texte que nous venons de lire est riche en rebondissements… Les principaux protagonistes en sont Jésus et cette femme cananéenne. Nous sommes dans le territoire de Tyr et Sidon, dans le pays du Cèdre, qu’on appelle le Liban.  64 fois il est question dans la bible du Liban, 46 fois des cèdres du Liban.

Nous ne savons pas grand-chose de cette femme, sauf qu’elle est étrangère et que sa fille est malade. “Maître, au secours, aide-moi, ma fille va très mal.” Elle est à bout, elle n’en peut plus, Jésus est son seul recours. Lorsque l’un de nos enfants est malade, chacun d’entre nous ferait tout ce qui est en son pouvoir pour qu’il se rétablisse et retrouve la santé et la joie de vivre. 

L’attitude de la cananéenne montre qu’elle place toute sa confiance en Jésus.  Par son cri, elle fait exploser les barrières de classe, de religion, de couleur de peau, de statut social, car seule la guérison de sa fille compte pour elle.

“Renvoie-la…” Les disciples tiennent une nouvelle fois le mauvais rôle.  Rien ne doit déranger ou sortir de la routine. Pour eux, Jésus a un message à faire passer et rien ni personne ne doit dévier le cours normal des choses.  Cette femme, étrangère de surcroît, dérange avec ses cris répétés. Elle doit donc se taire.  Les disciples veulent que Jésus l’éloigne une fois pour toute !  Jésus n’est-il pas venu pour “les brebis perdues d’Israël”.  Lui-même affirme que les juifs ont une priorité dans l’histoire du salut.  Alors, que cette étrangère s’en aille enfin ! 

Mais Jésus va lui-même “découvrir” qu’il est aussi venu pour les non juifs et même pour les “sans Dieu”. Le monde entier est concerné par la venue du Messie Sauveur. La ténacité de cette femme va “aider” Jésus à étendre son message à tous les êtres humains, sans exception.  Y compris pour ces chiens d’étranger, qui n’ont qu’à rester où ils sont… La cananéenne est traitée de chienne par Jésus. Quel scandale !  Mais c’est une étrangère et l’étranger on peut l’appeler par tous les noms.  Ne vaut-elle donc rien au yeux de Jésus ? Dieu serait-il raciste ?  Loin de là, mais Jésus sait que le temps lui est compté  et qu’il doit aller à l’essentiel.  Il lui faut convaincre les juifs qu’il est bien le Messie annoncé par les prophètes de l’ancienne alliance. L’apôtre Paul et les premières communautés chrétiennes comprendront très vite que les non juifs sont également concernés par la justice et l’amour de Dieu. 

Le femme cananéenne, elle, qui est traitée de “chienne”, ne se laisse pas démonter… ni par la rudesse du langage de Jésus ni par l’attitude hostile des disciples.  Oui, elle est une chienne, elle revendique cette insulte, mais elle est une de celle qui sont prêtes “à manger les morceaux qui tombent de la table de leurs maîtres”.  Il y aura finalement à manger pour tous ceux et toutes celles qui frapperont à la porte de Dieu. 

Quel exemple de hardiesse, quel exemple de “foi” !  La cananéenne parvient à attirer l’attention de Jésus, sa persévérance va payer, sa foi l’emportera, sa fille guérira. En Dieu, l’impossible devient possible.  Là où l’homme est acculé à ses limites, Dieu les fait reculer.  Là où l’homme va défaillir, Dieu montre sa puissance.  Là où l’homme ne sait plus “à quel saint se vouer”, Dieu se fait homme pour signifier qu’il est aimé.  Cet amour nous est renouvelé sans cesse, à chaque nouveau jour. A nous de le saisir et d’en vivre.  Aujourd’hui avec vous, nous prions pour le peuple libanais. Ils sont traités comme des chiens par ceux qui les ignorent, les dépouillent et les maltraitent. Nous prions pour que son cri soit enfin entendu, compris et qu’il puisse hâter le jour où des dirigeants intègres et responsables travaillent à faire de cette “terre du Christ” une terre où les plus faibles soient secourus, où la dignité humaine de chacun(e) soit reconnue et où non seulement quelques miettes tombent de la table des maîtres mais tout ce qui est indispensable pour que chaque être humain se sache reconnu, aimé et porteur d’une étincelle de lumière faisant naître l’espérance.

C’est au contact de l’Eglise Protestante Française de Beyrouth, cette communauté fragile, vulnérable et pourtant si attachante, que me sont venus ces mots, qui pourraient résonner comme une Confession de Foi

Toi, l’église que j’aime et qui me donne envie d’y croire…

Tu n’as pas d’adresse fixe, mais Jésus, ton ami sait où te visiter. Que la paix de Dieu soit ta force…

Tu  n’as pas de parures étincelantes, mais ta beauté intérieure est sans pareille. Que la joie de Dieu te réconforte…

Tu  es souvent considérée avec dédain, mais ta dignité n’a d’égale que ta joie de vivre. Que l’Amour de Dieu, par toi se répande…

Ton avenir semble sombre et indécis, mais tu sais vivre avec espérance le jour présent. Que le secours de Dieu, jamais ne te fasse défaut…

Tu survis grâce à l’hospitalité de ceux qui t’accueillent mais cela ne t’empêche pas d’accueillir toi aussi. Que l’amitié de Dieu réchauffe ceux qui t’approchent

Tu  sais ce que “mendier” veut dire, mais tu ne cesses de partager si généreusement. Que la générosité de Dieu soit ta richesse…

Tu  partages le sort des exilés, mais tu sais aussi les aider à retrouver leur maison. Que l’accueil de Dieu réchauffe toujours ton cœur…

Ta prière est souvent maladroite mais quand tu chantes, quelle merveille ! . Que la présence de Dieu soit ton réconfort…

Tu n’a pas de coffre-fort où puiser, mais Dieu te donne le pain quotidien. Que la Grâce de Dieu nourrisse ta vie communautaire 

Tu  es refoulée aux marges, loin des regards, mais tu n’oublies pas que tu foules la terre de Jésus. Que la Parole de Dieu inspire ton témoignage

Tu  es confinée et priée de ne pas déranger, mais ta prière rejoint celle des autres sur les Forums Virtuels. Que la fraternité qui t’inspire soit contagieuse et belle 

Prière finale

Garde-nous dans la paix Seigneur… Jusqu’à ce que ton règne arrive sur la terre et dans le cœur de chacun. Rends-nous paisibles comme le moissonneur devant la semence jetée en terre, certain que l’épis sortira.

Garde-nous dans la paix Seigneur… devant la situation qui n’émerge pas comme on le voudrait. Garde-nous paisible pour que l’autre ait le désir de croire et d’attendre le royaume qui vient.

Garde-nous dans ta paix Seigneur… au milieu des ténèbres, parce que personne ne sait ouvrir la porte qui fera entrer un rayon de soleil.

Garde-nous dans ta paix Seigneur… Garde-nous paisible comme le moissonneur qui sait que la nuit est utile avant que vienne le jour qui attire tout à lui.

Garde-nous dans ta paix Seigneur Jésus… quoiqu’il advienne :  abondance ou dénuement, joie ou tristesse, car c’est toi qui viens dans nos jours et dans nos nuits.  C’est toi qui viens pour dire à chacun(e) : attends et tu verras !

Notre Père.

Bénédiction

Soyons bénis au nom de Jésus-Christ. Que sa paix nous habite. Que sa force nous porte. Que son amour nous guide. Que le Dieu tout-puissant en amour nous bénisse et nous garde, Qu’il fasse rayonner sur nous son visage, et nous donne sa paix !  Amen


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