Culte du dimanche 27 septembre

ACCUEIL   Nous voici invités à prendre le temps de la halte.
Un temps où l’on s’arrête de vagabonder, où l’on cesse de se disperser.
Un temps pour retrouver le centre, le cœur, le point fixe de notre existence, la pierre sur laquelle nous pouvons bâtir notre vie. Ce temps de culte nous est proposé pour repérer les endroits où Dieu se cache dans notre vie. Ce temps de culte nous est offert pour accueillir une Parole d’espérance,  capable d’ensoleiller notre quotidien. Ce temps de culte nous est donné pour partager avec d’autres notre louange, notre adoration, notre prière…

LOUANGE

Toi qu’on soupçonne de manipuler les hommes par la contrainte et le peur : en vérité, tu ne les attires que par amour. Louange à Toi, Seigneur !

Toi qu’on dit mesquin et fouineur de conscience : nos médiocrités ne mobilisent que ta tendresse. Louange à Toi, Seigneur !

Toi qu’on croit ennemi de la joie : tu en es la source. Louange à Toi, Seigneur !

Toi qu’on imagine rancunier : tu pardonnes comme nous respirons. Louange à Toi, Seigneur !

Toi qu’on dit figé comme un monarque : tu es proche de nous comme l’ami qui vient frapper à nos portes. Louange à Toi, Seigneur !

Toi qu’on incrimine d’être une bouée de sauvetage : en vérité, tu nous apprend à nager. Louange à Toi, Seigneur !

Toi dont on prétend que tu es « quelque chose au-dessus de nous » : tu es « quelqu’un au-dedans de nous ». Louange à Toi, Seigneur !

Toi qu’on cherche chez les justes : tu viens loger chez les pécheurs. Louange à Toi, Seigneur !

Toi qu’on attend dans les chaires de théologie :tu es assis dans l’herbe au banquet des amoureux. Louange à Toi, Seigneur.

Si dans nos cultes, la confession du « péché » a une place incontournable, c’est pour nous aider à renouer avec l’amour de Dieu qui nous fait vivre… Renouer avec son amour, puisque notre péché,  ce n’est rien d’autre que…

de négliger l’énergie d’amour qu’il dépose en nous,  de ne plus être passionnés par la vie  et de contribuer à la détruire en nous et autour de nous,  de nous dessécher loin de Dieu,  d’admettre la laideur, l’ennui et la médiocrité.  de nous réfugier dans un pessimisme amer et désabusé,  de permettre à la mort de l’emporter sur la vie et la joie,  Alors une fois encore c’est décidé, nous voulons revenir vers toi notre Dieu et te dire :  Seigneur aie pitié de nous

Prions le Seigneur… Seigneur, toi qui m’aimes tel que je suis, et non tel que je rêve d’être, aide-moi à vivre avec mes ombres et mes lumières, mes douceurs et mes colères, mes rires et mes larmes, mon passé et mon présent. Donne-moi de m’accueillir comme toi tu m’accueilles, de m’aimer comme toi tu m’aimes. Accorde-moi le repentir de Pierre, qui a su rencontrer ton regard, chargé de tendresse et capable de se relever au point de te dire : “Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime !

GRÂCE :  Seigneur notre Dieu, Heureux sommes-nous parce que tu nous reçois, tels que nous sommes.  Heureux sommes-nous parce que nous nous savons enveloppés de ton amour comme les nageurs de la mer. “Jamais la mer ne sécheras, dit le proverbe… jamais elle ne sera épuisée.” Ainsi en est-il de ton amour pour chacun(e) de nous. Oui, Seigneur notre Dieu,  Heureux sommes-nous de pouvoir compter sur ta bonté infinie ! Notre bonheur est grand de reposer dans ton amour.

PRIÈRE Notre Dieu, notre Père, Ta Parole nous met en route et nous place au milieu des autres. Qu’elle nous aide à être fidèles et heureux de t’appartenir et de te servir. Qu’elle nous fortifie quand nos faiblesses et nos lâchetés gâchent notre plaisir de faire ce que tu nous montres. Qu’elles nous donne des mots et des gestes pour accomplir ta volonté : volonté de vie, volonté d’amour, volonté de bonté à l’égard de toutes celles et ceux qui viennent à notre rencontre. Béni sois-tu pour Jésus Christ, ta Parole faite chair, il est notre vie, il est notre avenir.

Marc 9, 38-42 Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : “Maître, nous avons vu quelqu’un chasser des esprits mauvais en ton nom; nous avons voulu l’en empêcher, car il n’est pas de ceux qui nous suivent.” Jésus répondit : “Ne l’empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi; celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, en vérité, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.”

L’évangile d’aujourd’hui nous invitent à respecter celles et ceux qui ne sont pas de notre groupe. Jean dit à Jésus : «quelqu’un qui n’est pas de notre groupe chassait les démons et nous voulions l’empêcher» et Jésus de répondre : “Laissez faire !”. Jésus est partisan de la tolérance et de l’ouverture envers celles et ceux qui sont différents de nous. J’aime beaucoup l’image utilisée pour dire ce qu’est l’église, celle de la fontaine du village… une fontaine qui a abreuvé des générations et des générations pendant des siècles. Les gens passent et la fontaine reste. La fontaine ne distingue pas entre les sympathiques et les antipathiques, entre les bons et les mauvais, entre les marginaux et les bien-pensants. Elle accueille et abreuve toutes et tous pour peu qu’elle soit fidèle à l’esprit de Jésus, lui qui ne se laisse enfermer dans aucune chapelle et n’est prisonnier d’aucune frontière… L’objection de Jean dans l’évangile est celle de toutes les personnes fermées aux autres ou pire, qui les méprisent : «Il n’est pas des nôtres !». C’est la tentation des esprits sectaires. Heureusement, il y a Jésus pour interdire les excommunications : «Ne les empêchez pas, acceptez la diversité, respectez celles et ceux qui sont différents de vous». Le Christ veut nous guérir de notre mesquinerie, de notre vision trop étriquée et étroite. Les intégristes et les sectaires sont plus rapides à fermer la porte qu’à l’ouvrir: «Ils ne sont pas des nôtres ! : ils ne sont pas chrétiens, pas de notre parti politique, pas de notre idéologie. Montrez vos papiers ! Vous n’êtes pas pratiquant, pas libéral, pas converti, pas fidèle à la bonne tradition, pas intégré au bon groupe …  Vous n’appartenez pas à ma paroisse, à mon syndicat, à mon école, à mon club. Vous êtes de la gauche, de la droite, du centre… alors, je ne vous écoute pas ! Si je le peux, je vous ferai taire, je vous empêcherai de parler et d’agir.» Le sectarisme n’est pas mort ! Il n’y a pas si longtemps, avant le Concile Vatican II, il était défendu aux catholiques d’avoir des contacts avec les protestants et avec les non-chrétiens. Il fallait la permission du responsable religieu pour s’inscrire dans une école confessionnelle… Il fut un temps où l’on interdisait tout ce qui ne répondait pas à nos valeurs et à nos critères : livres, films, musique, pièces de théâtre, etc. «La censure nous protégeait» de tout ce qui ne répondait pas à nos normes, sans se soucier de ce qui pouvait être bon dans ce que l’on rejetait. Jésus est l’homme de l’ouverture, du dialogue, il transgresse les frontières, culturelles, ethniques, religieuses, il est l’homme universel. Il présente Dieu comme celui qui fait pleuvoir sur les bons et sur les mauvais, qui fait briller son soleil sur tous. Il protège la femme adultère, il contrevient à la loi qui interdit de s’approcher des lépreux, il s’assoie à la table des pécheurs, il côtoie les publicains, les prostituées, les étrangers. L’Église, quelle qu’elle soit est appelée à soutenir un dialogue ouvert avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté, à l’intérieur comme à l’extérieur de ses portes. Personne ne doit être considéré comme son ennemi, à moins qu’il ou qu’elle ne choisisse de l’être. Le texte d’aujourd’hui nous invitent à réfléchir sur nos préjugés, nos exclusions, nos rejets des autres. L’ouverture ne nous oblige pas à renoncer à notre propre identité chrétienne, au contraire elle la renforce, non dans l’affrontement mais dans le dialogue. Dialoguer pour comprendre, pour être émerveillé, enrichi ! Lorsque l’on s’approche des autres, que ce soit des Anglicans, des Méthodistes, des orthodoxes, des catholiques, des Juifs, des non-croyants, dans un esprit d’ouverture et de dialogue, on est souvent enrichi et l’on peut découvrir des perles d’humanité et de spiritualité, au point de se rendre compte qu’endehors des églises, il y a des trésors d’altruisme, de générosité et que des milliers de gens chassent les démons, c’est à dire qu’ils luttent contre le mal, la maladie, les préjugés et la discrimination. Il existe de nombreuses personnes qui font un travail exceptionnel dans un grand esprit de fraternité et d’engagement… Ni le groupe des Douze, ni aucune Église n’est seul dépositaire de l’Esprit de Dieu. Hors de nos communautés, l’Esprit souffle, imprévisible, libre comme le vent. Le Christ nous invite aujourd’hui à être ouvert à celles et ceux qui veulent faire le bien, à être édifiés par leurs engagements, à admirer le beau travail que font celles et ceux qui ne sont pas de notre groupe, de notre école de pensée, de notre nationalité, de notre groupe social. «Ne les empêchez pas, même s’ils ne sont pas des nôtres

CONFESSION DE FOI Seigneur notre Dieu,  dans le froid de la vie, dans la nuit de nos combats d’hommes,  dans la vallée sombre de nos larmes,  dans nos quotidiens quelques fois rudes et monotones,  C’est ta lumière qui nous éclaire, nous croyons en Toi. 

dans le cri de révoltes de nos frères humains, dans la main tendue pour relever,  dans nos colères face à l’injustice, dans nos combats pour la paix  C’est ta force qui nous éclaire, nous croyons en Toi. 

dans les découragements qui nous paralysent,  dans notre volonté de bâtir un monde meilleur,  dans nos échecs et nos réussites qui nous rendent plus humains C’est ton amour qui nous accompagne, nous croyons en Toi. 

dans le soleil de nos victoires, dans l’éclat de nos joies,  dans nos vies si riches de rencontres, dans nos engagements présents et à venir,  C’est ton règne qui advient au milieu de nous, nous croyons en Toi.

INTERCESSION Seigneur, le monde qui est le nôtre nous effraie trop souvent, nous ne savons pas trop vers qui nous tourner et nous nous laissons aller au découragement, pardonne-nous notre inertie qui participe de la fuite de notre univers vers sa perte.  Change notre regard pour que nous puissions discerner, partout où elle se manifeste, la force de renouveau qui germe, et qui nourrit ainsi notre espérance. Stimule notre audace pour que nous mettions en pratique ces actions vivifiantes que nous souffle ton Esprit, en tenant notre place partout où elle est attendue. Réveille notre amour du frère, de la soeur pour que nous soyons  une communauté humaine, oeuvrant, ensemble, à plus de justice. Affermis notre confiance, que nous ne sommes pas seuls sur ce chemin que tu ouvres au monde car tu marches fidèlement avec nous. Agis dans ce monde, Seigneur, convertis-nous à Ta volonté et fais de nous une famille solidaire et fraternelle,  lorsque nous disons avec les paroles du Christ : Notre Père

ENVOI

Dieu seul peut créer, mais tu peux mettre en valeur ce qu’il a créé,

Dieu seul peut donner la vie, mais tu peux la transmettre et la respecter.

Dieu seul peut donner la Foi, mais tu peux donner ton témoignage.

BÉNÉDICTION Que la bénédiction du Dieu qui nous aime et nous accompagne sur tous les chemins,  dans la peine comme dans la joie, sois notre force et notre soutien,  auj. et chaque jour de notre vie.  Qu’il nous bénisse, lui qui est Père, Fils et Saint esprit.

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