Culte du dimanche 8 Novembre

Accueil :  Pour vivre pleinement ce temps de culte, où Dieu nous rassemble, ouvrons nos cœurs, réjouissons-nous car… 

Chacun(e) a pu l’entendre, Dieu l’a dit dans sa Parole : Jusqu’à l’achèvement des êtres et des choses, jusqu’à l’accomplissement, avec vous je me tiendrai. 

Chacun a pu l’entendre, Dieu l’a dit dans sa Parole : à n’importe quelle heure, ma porte est ouverte. Il suffit d’entrer et de vous asseoir près de moi. 

Chacun a pu l’entendre, Dieu l’a dit dans sa Parole. Si vous êtes ensemble à cause de moi, moi je suis au milieu de vous. 

Entrons maintenant dans la prière avec ces paroles du prophète Jérémie : Je connais, moi, les projets que j’ai formés pour vous. Projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et une espérance. Vous crierez vers moi et vous avancerez. Vous me prierez et je vous entendrai. Vous me chercherez, et vous me trouverez. Oui, si vous me cherchez de tout votre coeur, je me laisserai trouver par vous. Parole du Seigneur notre Dieu…

Nous nous posons devant toi pour nous mettre à l’écoute de ta parole. Donne-nous le privilège de pouvoir te chercher de tout notre cœur et la grâce de te trouver. Ta Parole est grâce et paix. Donne-nous de nous en emparer, qu’elle éclaire notre avenir et devienne notre espérance…

Dieu nous invite maintenant à déposer tout ce qui pèse sur nos vies et à nous présenter à lui, en toute humilité. Seigneur Dieu nous voici devant toi, lourds de nos manquements, de nos doutes, de nos peurs. Nous nous sentons quelques fois indignes d’être appelés tes enfants. Dans l’ardeur de nos vies, nous oublions de te prier, de marcher à tes côtés. Dans l’appréhension et la peur, nous ne savons plus te faire confiance et n’osons plus te remettre nos vies. Dans l’agitation du monde, nous ne cherchons plus à te faire une place, et prendre du temps pour Toi et pour nos frères et soeurs. Veuille maintenant nous faire grâce et nous accueillir tels que nous sommes.

Grâce  En regardant parfois nos vies, en écoutant les bruits de notre monde, certains jours, nous pourrions croire que tout est désespéré, que c’est foutu d’avance. Pourtant, aujourd’hui encore Dieu vient nous parler. Il nous redit que rien n’est perdu, que sa tendresse est toujours aussi grande, et que même si les collines se mettaient à bouger ou que les montagnes en venaient à changer de place, même si parfois notre vie est ébranlée nous sommes pourtant aimés d’un Amour qui nous tient debout. Cet amour nous engage du côté de la vie. 

Volonté de Dieu Pardonnés et libérés, voilà ce que nous sommes appelés à vivre selon la Bible. Vivez en paix entre vous. Donnez du courage à ceux qui en ont peu. Soutenez les faibles. Soyez patients envers tous. Prenez garde que personne ne rende le mal pour le mal. Recherchez toujours le bien entre vous et à l’égard de tous.  Soyez toujours joyeux, priez sans cesse. Rendez grâce en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. 

Prière : Seigneur, béni sois-tu pour ton Fils Jésus. Il ouvre les trésors de ton royaume : trésors de partage, trésor d’écoute, de pardon, de liberté et de bienveillance. Béni sois-tu pour ta parole qui nous nourrit : parole d’amour et parole de confiance.  Que ton Esprit la garde en notre cœur et la fasse germer au creux de nos vies.  Béni sois-tu pour ta bonté qui nous fait aller à la rencontre des autres. Donne-nous d’annoncer Ta bonne nouvelle avec générosité et reconnaissance.

Mat 25, 1-13 Alors il en sera du Royaume des Cieux comme de dix vierges qui s’en allèrent, munies de leurs lampes, à la rencontre de l’époux. Or cinq d’entre elles étaient sottes et cinq étaient sensées. Les sottes, en effet, prirent leurs lampes, mais sans se munir d’huile; tandis que les sensées, en même temps que leurs lampes, prirent de l’huile dans les fioles. Comme l’époux se faisait attendre, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Mais à minuit un cri retentit : «Voici l’époux! sortez à sa rencontre!» Alors toutes ces vierges se réveillèrent et apprêtèrent leurs lampes. Et les sottes de dire aux sensées : «Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.» Mais celles-ci leur répondirent : «Il n’y en aurait sans doute pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous.» Elles étaient parties en acheter quand arriva l’époux : celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte se referma. Finalement les autres vierges arrivèrent aussi et dirent : «Seigneur, Seigneur, ouvre-nous!» Mais il répondit : «En vérité je vous le dis, je ne vous connais pas!» Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.

Message En ce mois de Novembre, avec l’année liturgique qui s’achemine vers sa fin, nous lisons des passages d’évangile, où Matthieu regroupe les enseignements du Seigneur sur les « derniers Temps » : annonce de la destruction du Temple, invitation à la vigilance, le serviteur qui attend son maître, les jeunes filles qui doivent accompagner le marié, la parabole des talents, le jugement dernier. Il faut se rappeler que l’évangéliste écrit son texte quelques années seulement après la destruction de la ville et du Temple de Jérusalem. Ceci lui apparaît comme le signe évident de la fin d’un monde qui disparaît à jamais. L’évangile d’aujourd’hui nous parle de jeunes femmes sages et de jeunes femmes folles. Le mot « folles », « môrai », ne signifie pas tellement une personne sans intelligence, mais plutôt une personne impie, autrement dit celui ou celle qui est assez fou pour s’opposer à Dieu. Le Psaume 14, 1 nous dit : « Le fou (môros) dit en son coeur : il n’y a pas de Dieu ! ». Dans les évangiles, « môros » désigne « celui ou celle qui bâtit sa maison sur le sable et ne met pas en pratique les paroles de Jésus » (Mt 7, 24)… Il s’agit donc de l’attitude de celui qui est dans le déni de Dieu. Cette parabole s’applique à chacun(e) de nous : nous sommes parfois comme les jeunes filles prudentes qui ont su se faire des réserves et parfois nous sommes comme les jeunes filles sottes qui ne pensent qu’à l’instant présent. L’être humain et l’animal ont l’habitude de prévoir, de faire des provisions. A l’approche de l’hiver, les ours se préparent au sommeil hivernal, les castors et les ratons-laveurs recherchent des endroits chauds et protégés. Les écureuils ramassent des glands et des noix qu’ils entreposent afin de subsister jusqu’au printemps. Chez nous en Europe, nous équipons nos voitures de pneus d’hiver, nous sortons nos manteaux et nos bottes, nous achetons du bois et du fuel pour le chauffage. Les humains comme les animaux sont à la fois avisés et prudents, sages et vigilants, dans leur manière d’agir. Au cours de notre vie, nous avons sans doute connu des moments difficiles où une réserve d’amour, de tendresse et de compréhension nous ont permis de tenir le coup et « de passer le cap ». Nous nous sommes alors posé la question: « Comment ai-je pu traverser tout cela ? » La force de caractère, la persévérance, l’espérance et l’amour nous ont permis de récoler les fruits d’une prévoyance riche en patience et en compréhension. Par contre, nous avons peut-être expérimenté personnellement le coût du manque de prévoyance : lorsque la perte de revenu, les difficultés matérielles nous prennent au dépourvu, lorsque le manque de solidarité provoque la fin d’une grande amitié, lorsque des mésententes continuelles conduisent à la séparation ou au divorce. Nous ne pouvons espérer qu’un projet aboutisse quand les ressources sont épuisées, nous ne pouvons atteindre le printemps sans avoir, à l’automne, constitué des réserves. La différence entre les jeunes filles sages et les jeunes filles étourdies est la capacité de faire des réserves. Certaines personnes pensent que les « sages » de cette histoire, sont égoïstes parce qu’elles ne veulent pas partager leur huile, mais l’évangile souligne ici qu’en fin de compte nous devons seuls assumer la responsabilité de nos choix. Nous ne serons pas sauvés parce que nous avons un proche qui a consacré sa vie à Dieu, une maman qui est pieuse, une épouse qui va régulièrement à l’église, un fils qui travaille comme humanitaire parmi les pauvres. Il nous faudra répondre personnellement de ce que nous avons fait ou manquer de faire. Le Christ insiste sur la responsabilité de chacun et de chacune. Dans un roman écrit par Thorton Wilder, Le Pont de San Luis Rey, où l’action se déroule au Pérou, l’auteur raconte l’histoire de quelques personnes qui voyagent sur une diligence, au 19e siècle. Arrivés à San Luis Rey, le vieux pont s’effondre sous le poids de la diligence et tous les passagers perdent la vie. Wilder raconte ensuite l’histoire de chacun des voyageurs : un avocat, un prêtre, une infirmière, un homme d’affaire, une mère d’une famille, un travailleur de la construction, une servante de famille bourgeoise. À la fin de chaque chapitre racontant la vie d’un des figurants, il se demande : était-il prêt à rencontrer son créateur ? Certaines personnes croient que la foi chrétienne est une sorte d’aliénation, une croyance qui n’a d’influence qu’après la mort et que les chrétiens ne sont pas intéressés au temps présent… c’est exactement le contraire. La foi chrétienne nous invite à agir maintenant, à ne pas gaspiller le temps qui nous est donné. L’éternité commence maintenant et le temps nous est offert comme un cadeau pour que nous ouvrions les yeux et le cœur afin de pratiquer le bien qui est à notre portée. Nous les chrétiens ne vivons pas avec un calendrier dans les mains, essayant de découvrir le jour où le Seigneur viendra, nous vivons avec une boussole qui nous indique la direction à suivre, pour arriver à bon port. Et lorsque le jour final arrivera, peu importe le moment, nous serons prêts, avec de l’huile en réserve. L’huile de notre amour pour Dieu et pour notre prochain permet à notre lampe de rester allumée : « Chaque fois que vous l’avez fait pour l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait. » Dieu nous donne le temps pour que nous puissions bien nous préparer à cette venue. « Celles qui étaient prêtes entrèrent dans la salle de noces. » L’évangile souligne ici qu’en fin de compte nous devons seuls assumer la responsabilité de nos choix. La foi chrétienne nous invite à agir maintenant, à ne pas gaspiller le temps qui nous est donné.

Confession de foi Et puisque l’appel que Dieu nous adresse espère une réponse joyeuse et confiante, affirmons notre espérance de chrétiens…

Dieu qui est ma joie, tu es le souffle de ma vie, tu es la source de mon chant, tu es le feu qui m’a saisi. 

Dieu qui est ma joie, tu as fait de ma pauvreté ta demeure de silence, où résonne la douce musique de ta présence.

Dieu de ma joie, Toi seul, Tu es Saint, ton amour n’a pas de fin, et dans tes mains le monde prend naissance. 

Dieu de ma joie, tu disperses les vaniteux comme la paille dans le vent mais tu chéris le malheureux comme un enfant. 

Dieu de ma joie, tu renverses les rois, tu dépouilles les orgueilleux, mais tu comble les petits, dont le cœur a faim de toi. 

Dieu qui est ma joie Tu es fidèle à tes promesses depuis hier jusqu’à demain, car ta tendresse n’a pas de fin.

Intercession Nous te remercions parce que, dans ton projet d’amour pour ce monde, tu nous offres une place, où nous pouvons te servir, ou nous pouvons offrir un bout de nous-mêmes afin que le monde aille un peu mieux. Aide-nous à discerner et à comprendre ce qu’il y a à accomplir là où nous vivons, pour que ta volonté d’amour éclaire, transforme, renouvelle ce monde déboussolé en quête d’avenir meilleur. Nous implorons tout spécialement ton aide pour celles et ceux à qui il semble impossible d’espérer encore quoi que ce soit de la vie. Fais de nos Églises des Églises pour les autres. Montre-nous comment vivre une vie plus en harmonie avec ta volonté. En particulier, nous te prions pour celles et ceux qui sont brisés dans l’élan de leur vie, pour les familles terrassées par la folie meurtrière des hommes, pour les personnes inconsolables de la violence qui ne recule pas, les victimes de la haine ou de l’indifférence, les victimes de leur propre aveuglement, de leur inconscience. Aide-nous à leur redire qu’il est une place qui ne leur sera pas ôtée, celle qu’ils ont dans ton amour. C’est au nom du Christ, notre vivante espérance, que nous te le demandons. Et c’est avec les mots de Jésus que nous rassemblons toutes nos intentions de prière : Notre Père

Bénédiction Père, Fils et Saint Esprit, Qu’il nous accompagne et nous protège sur les chemins de nos vies. Qu’il bénisse tout ce que nous allons dire et faire. Qu’il nous permette à nouveau de nous rencontrer. Allons dans la paix et la joie qu’il nous donne. et qu’il nous bénisse le Dieu Père, Fils et Esprit. Amen

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