Culte du dimanche 7 juin

Culte en audio et en lecture.

ACCUEIL  La grâce et la paix vous sont données de la part de Dieu. Ce matin, nous nous arrêtons. Nous n’oublions pas les soucis de notre vie, ni les angoisses du monde, nous ne les mettons pas de côté. Au contraire, nous les portons avec nous et nous venons les présenter devant Dieu. Nous arrêtons de nous agiter car il est juste, il est bon de prendre le temps du silence et du repos. Nous arrêtons de courir aveuglément, car il faut prendre le temps de la réflexion et du partage. Nous arrêtons d’oublier Dieu, car Lui ne nous oublie pas et il faut prendre du temps pour qu’il puisse nous le rappeler. Nous nous arrêtons pour nous assembler au nom du Seigneur. Et nous croyons que le ressuscité, le vivant, est présent parmi nous. Il nous rassemble, il nous unit.

LOUANGE  Ecoutez cette parole du prophète Jérémie : “Je connais, moi, les projets que j’ai formés à votre sujet, parole du Seigneur, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et une espérance. Alors vous m’invoquerez et vous pourrez partir ; vous intercéderez auprès de moi, et je vous exaucerai. Vous me chercherez et vous me trouverez si vous me cherchez de tout votre coeur. Je me laisserai trouver par vous, parole du Seigneur”. (Jérémie 29/11-14)

Nous te louons et nous te bénissons pour ta parole dans nos silences, pour ta fidélité dans nos errances, pour ta lumière dans nos obscurités, pour ta foi dans notre incrédulité. Nous te louons et nous te bénissons pour ta source dans nos déserts, pour ta vie dans nos cimetières, pour ta présence dans nos exils, pour ton souffle sur notre argile. Nous te louons et nous te bénissons pour ta victoire sur nos inquiétudes, pour ton pain dans notre solitude, pour ton Evangile dans nos blessures, pour ta résurrection dans nos fractures.

PARDON   En présence de Dieu, nous reconnaissons notre soif d’être plus proche de Lui… Seigneur, il est bon de venir à toi parce que toi, tu t’approches de nous le premier. Il est bon de faire silence en nous afin que ta Parole nous saisisse et nous arrache à nos prétentions vaines et trompeuses. Ainsi nous te confions toute notre existence. Nous te confions les peurs dans lesquelles nous nous complaisons, les quêtes désordonnées dans lesquelles nous nous enfermons, les faire-valoirs que nous érigeons pour mieux te tenir à distance.  Libère-nous par ton souffle de vie ! Arrache-nous de l’immobilité et de la mort ! Donne-nous d’entendre ta parole qui nous appelle et nous envoie vers les autres ! Donne-nous de nous réjouir de la communion fraternelle qui réchauffe nos coeurs ! Donne-nous de proclamer la force de ta Parole qui sauve de l’insignifiance et de l’oubli !

GRACE  Pour accueillir la Grâce que Dieu nous offre, ouvrons tout grand nos cœurs, et réjouissons-nous car… Chacun a pu l’entendre, Dieu l’a dit dans sa Parole : Jusqu’à l’achèvement des êtres et des choses, jusqu’à l’accomplissement, avec vous je me tiendrai. Et c’est comme une charpente dans l’émiettement de nos jours. Chacun a pu l’entendre, Dieu l’a dit dans sa Parole. À n’importe quelle heure, ma porte est ouverte. Il suffit d’entrer et de vous asseoir près de moi. Et c’est comme une nourriture dans l’épuisement de nos jours. Chacun a pu l’entendre, Dieu l’a dit dans sa Parole. Si vous êtes ensemble à cause de moi, moi je suis au milieu de vous. Et c’est comme une présence dans l’isolement de nos jours

PRIÈRE  Seigneur, alors que je regarde en arrière sur le chemin parcouru, je te rencontre toi et ta fidélité. Ta fidélité s’est manifestée dans les chemins singuliers où tu m’as conduit, dans mes jours heureux et dans mes chemins obscurs, de détresse, de souffrance et de peur. Je te rends grâce d’être un avec toi et d’être entouré de sœurs et de frères. Ta fidélité est ma force. C’est elle qui me fait avancer auj. demain et chaque jour de ma vie. Béni sois-tu pour Jésus Christ, ta Parole faite chair, il est notre vie, il est notre avenir.

Marc 14, 12-26  Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : ” Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? ” Il envoie deux disciples : “ Allez à la ville ; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d’eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire : ‘Le maître te fait dire : où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’ Il vous montrera, à l’étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs “. Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque. Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit et le leur donna, en disant : ” Prenez, ceci est mon corps “. Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : ” Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, répandu pour la multitude. en vérité, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le Royaume de Dieu “. Après le chant d’action de grâce, ils partirent pour le mont des Oliviers.

PRÉDICATION  Il est frappant de constater le nombre de fois où l’Évangile nous montre Jésus à table. Repas de noces à Cana, repas chez des publicains et des pécheurs, repas avec des pharisiens, comme chez Simon où une femme qui vient baigner ses pieds de ses larmes ; repas intimes, chez Lazare, Marthe et Marie. Repas où Jésus est l’invité et repas où c’est Jésus qui invite… Mais de tous ces repas, le plus grand, le plus significatif est un repas de fête, le repas de la Cène, le dernier repas. C’était un repas liturgique. On fêtait le mémorial de la libération d’Egypte, et on se conformait, dans toutes les familles, à un certain nombre de rites. Jésus, fidèle à la tradition y souscrit. Comme tous les chefs de famille, il refait les gestes des ancêtres, il prononce les formules de bénédiction que tout le monde prononçait, il partage le pain comme tout le monde ; il fait circuler les coupes rituelles. Mais voilà que subitement tout bascule. Rompant le pain, Jésus déclare que ce pain, c’est son corps livré ; faisant circuler la coupe, il annonce que c’est son sang versé pour la multitude que ses invités vont boire. Il n’est plus question du passé. Ou plus exactement, l’événement passé atteint ici son point culminant. La libération de l’esclavage d’Egypte était signe d’une libération et d’une alliance universelle, qui sera scellée quelques heures plus tard sur la croix. Cet événement majeur de la vie et de l’enseignement de Jésus pose une question énigmatique : comment le Christ a-t-il pu, sachant ce qui allait lui arriver, dire merci à Dieu ? Puisque c’est bien cela qu’il fait en instituant la Sainte Cène. Rendre grâce, c’est dire merci. C’est le même mot que le mot “Eucharistie”. Comment Jésus a-t-il pu, sachant qu’il allait être arrêté, battu, torturé, mis à mort, comment a-t-il pu dire merci à Dieu ? Difficile de répondre… ce qu’on peut dire, c’est qu’il faut en être arrivé à un incroyable degré d’intimité avec le Père, comme s’il avait épousé totalement le destin du monde, pour pouvoir, à ce moment-là, dire merci. Eh bien, ce que Jésus a fait ce soir-là, nous le faisons nous aussi lorsque nous nous rejoignons pour la prière et plus particulièrement lorsque nous célébrons la Sainte Cène. Je sais combien cela manque à beaucoup d’entre vous de ne plus pouvoir vivre ce moment particulier de communion, où le Christ se donne à nous dans le pain et le vin de la Cène. ” Eucharistie”… c’est un beau mot, puisqu’il signifie ” Merci. ” On peut rêver du jour où tous les chrétiens arriveront à se mettre d’accord pour désigner d’un seul mot l’assemblée dominicale et dire simplement en allant rejoindre leurs frères et soeurs pour communier ensemble :” Nous allons dire merci. ” Mais pourquoi il est tellement important de se retrouver ensemble pour dire merci ?  Eh bien, il nous faut dire merci à Dieu pour Jésus Christ. Pour ce don qu’il nous fait de son corps et de son sang, c’est-à-dire de sa vie, de ce qu’il est, de ce qu’il ne cesse d’être dans sa totale union au Père qui aime ce monde. L’une des joies qui nous attend lors de nos retrouvailles n’est-ce pas de pouvoir partager ce repas de communion où Dieu se donne… C’est lui qui en a l’initiative… alors préparons-nous à ce jour,  où nous aurons simplement à nous rendre disponibles, à accueillir le Don de Dieu, à le mettre dans nos vies, pour, ensuite, le restituer dans notre vécu quotidien. Car si je recevons le Corps du Christ, c’est pour lui ressembler. Pour faire miens sa pensée, sa vie, ses gestes d’accueil des autres, d’amour, de relation vraie avec les frères, d’écoute des petits, de lutte pour la justice. C’est tout cela, la Sainte Cène. Elle est là comme un moyen, au centre de la vie chrétienne, pour nous renvoyer aux autres en tant que Jésus Christ vivant aujourd’hui. “ Deviens ce que tu reçois “, écrivait saint Augustin. C’est sans doute cela qui a inspiré à Guy Gilbert, le prêtre français parmi les loubards ces mots ; Dieu seul peut donner l’Amour, mais toi tu peux apprendre à l’autre à aimer. Dieu seul peut donner la joie, mais tu peux sourire à tous. Dieu seul peut donner la force, mais toi tu peux soutenir un découragé. Dieu seul est le chemin, mais tu peux l’indiquer aux autres. Dieu seul est la lumière, mais tu peux la faire briller aux yeux des autres.  Dieu seul est la vie, mais tu peux rendre aux autres le désir de vivre.

CONFESSION DE FOI  Je crois en Toi Seigneur, Toi mon compagnon de prière. Toi qui te tiens là, à mes côtés, à l’aube de mon quotidien. Toi qui es là quand mon coeur et ma tête accablés de peines t’oublient. Toi qui vient me redonner vie et me relever de toutes ces petites morts qui m’accablent et m’écrasent. Je crois en Toi Seigneur, et je Te reconnais dans le sourire de l’enfant, dans la poignée de main chaleureuse, dans les larmes de l’émotion partagée, dans l’étreinte fraternelle qui réconforte. Je ne te vois pas Seigneur, mais je te reconnais dans tous les moments de vie de mon quotidien. Donne-moi chaque jour cette foi qui me fait dire : merci d’être là, à mes côtés, Toi mon compagnon de vie.

INTERCESSION  Unis dans la prière du peuple de Dieu dispersé par toute la terre, nous intercédons les uns pour les autres… Merci Seigneur d’être Celui qui nous accueille tels que nous sommes et qui nous apprends à nous accueillir les uns les autres en vérité. Fais qu’après ce long confinement, nous puissions bientôt nous retrouver en église, ce lieu où nous aimons nous rassembler, ce lieu où nous avons une place, où nous sommes attendus, désirés, soutenus, accompagnés… Donnes-nous de pouvoir à nouveau vivre concrètement la joie du partage, pour grandir dans l’esprit d’entraide, de fraternité et d’accueil réciproque. Merci pour tous les témoignages d’amitié reçus et donnés, les rencontres qui nous ont marquées, les échanges inattendus, la disponibilité de celles et ceux qui nous offrent leur attention…

C’est en pensant à eux tous que nous te présentons maintenant ces frères, ces sœurs, ces amis, sur lesquels nous appelons ta bénédiction… Donne-nous d’être porteur de ton Amour pour celles et ceux que nous côtoyons sur nos chemins et pour tous ceux qui nous sont confiés. Aujourd’hui nous te prions plus spécialement pour celles et ceux qui un jour nous ont manifesté leur hospitalité, qui nous a fait du bien et qui nous a permis d’accueillir à notre tour. Nous pensons également à celles et ceux que nous avons du mal à accueillir en te priant de nous venir en aide et de nous offrir de nouvelles occasions pour l’expérimenter. Nous te confions celles et ceux qui se sentent délaissés et qui s’enferment dans leur solitude… C’est fort de cette communion que tu nous offres en J.C. que nous osons les nommer devant toi..

Et unis, dans cette communion fraternelle par laquelle le Dieu de Jésus Christ vient réconforter son peuple, que nous pouvons dire avec reconnaissance : Notre Père…

ENVOI  Dieu seul peut créer, mais tu peux mettre en valeur ce qu’il a créé, Dieu seul peut donner la vie, mais tu peux la transmettre et la respecter. Dieu seul peut donner la Foi, mais tu peux donner ton témoignage. Dieu seul peut infuser l’Espérance, mais tu peux rendre la confiance à ton frère ou ta soeur.

BÉNÉDICTION  Que la bénédiction du Dieu qui nous aime et nous accompagne sur tous nos chemins, dans la peine comme dans la joie, sois notre force et notre soutien, aujourd’hui et chaque jour de notre vie. Amen !

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