Culte du dimanche 6 décembre

ACCUEIL Bienvenue à toutes et à tous, nous voici réunis pour prendre le temps de laisser Dieu venir à notre rencontre et de creuser en nous le désir de nous réchauffer en sa présence. Oui, Il est là, notre Seigneur, au creux de nos vies. Il accompagne nos pas, qu’ils soient assurés ou maladroits. Il se glisse dans nos paroles de paix, il reçoit nos cris de colère. Il se tient là au milieu de nous, qui prenons le temps de la pause et de la prière.

Entrons dans la louange pour dire à Dieu notre joie d e nous tenir en sa Présence

Comme l’enfant reçoit le pain, comme l’oiseau reçoit l’espace avec le grain, donne-nous Seigneur d’accueillir ta présence.

Comme l’ami reçoit l’ami, comme la nuit reçoit l’aurore, donne-nous Seigneur de nous réchauffer au soleil de ton Amour.

Comme le sol reçoit la semence, comme la sève monte aux branches et porte fruit donne-nous Seigneur d’être habités par ton Esprit.

Comme le serviteur qui attend son maître, comme le pèlerin qui lève les yeux vers les montagnes, donne-nous Seigneur d’être attentifs à ton règne qui vient.

Déposons devant Dieu ce qui nous habite, ce qui nous encombre, ce que nous avons besoin de lâcher…. Dans le tumulte qui dévore nos vies, dans le vagabondage de nos existences,  dans les contraintes qui viennent frustrer nos envies, tu es là Seigneur, pour accueillir nos humeurs et nos stress, nos colères et nos cris. Avec nos soucis, nos difficultés, nos problèmes, nous venons à toi, conscients de notre vulnérabilité mais aussi emplis de l’espérance que tu as posée en nos cœurs. Tu nous fais confiance, tu veux nous permettre de vivre libres, à l’écoute, et dans la vigilance. Donne-nous d’assumer pleinement notre condition d’enfants d’un Père soucieux des siens, qui nous montre le chemin de la vie, un chemin d’amour et de veille.

GRACE Loué sois-tu Seigneur, en Jésus-Christ, toi, le Dieu d’amour tu t’es fait notre serviteur. Tu nous aimes comme on n’a jamais aimé. Tu nous accueilles et tu nous pardonnes ! Ton règne est un règne éternel, ton pouvoir dure à travers tous les siècles.  Tu tiens fidèlement tes promesses, tu es plein d’amour dans tout ce que tu fais. Tu soutiens les personnes qui sont tombées et tu remets debout tous ceux qui fléchissent. (Ps 145, 13-14) Loué sois-tu !

VOLONTÉ DE DIEU Heureux es-tu si tu fermes la route à la violence et à l’instinct de dominer tes semblables. Alors s’ouvrira la porte de ton cœur, à la force de la douceur et de la maîtrise de soi. Et tu auras la joie de voir la terre venir à toi. Heureux es-tu si tu ne crains pas de vibrer avec ton prochain affronté à la douleur, la solitude ou la misère. Alors s’ouvrira la porte de ton cœur aux larmes de compassion et au geste qui relève. Et toi aussi, tu seras consolé.

PRIÈRE Alors que nous sommes réunis en ton nom, que tes bénédictions, Seigneur, telles la rosée du matin, descendent sur nous ! Qu’elles nous rafraîchissent, qu’elles nous renouvellent, qu’elles fortifient notre foi, qu’elles fertilisent en nous les graines d’amour que, jour après jour, tu sèmes au creux de nos vies. Secoue nos indifférences, rends-nous curieux des choses d’en haut. Mets en nous  un grand désir de t’aimer, de te rejoindre avec tous nos frères et sœurs. Merci pour tes projets de paix, merci parce que tu nous ouvres un avenir, Merci parce que tu nous donnes une espérance.

Es 63 : 19b – 64 : 1-11 Ah ! si tu déchirais les cieux, et si tu descendais ! Devant toi les montagnes seraient ébranlées ! Tu serais comme un feu qui embrase des brindilles ou qui met l’eau en ébullition. Et tu ferais savoir ainsi à tous tes adversaires quel Dieu tu es. Devant toi, les peuples seraient pris de panique, quand tu accomplirais des prodiges inattendus. Oui, tu descendrais, et devant toi, les montagnes seraient ébranlées. Jamais on n’a entendu dire, jamais on n’a remarqué, jamais on n’a vu qu’un autre dieu que toi ait agi de la sorte pour celui qui compte sur lui. Tu viens à la rencontre de ceux qui font ta volonté, qui la font avec joie, et qui pensent à suivre les chemins que tu as tracés. Si tu t’es irrité, c’est que nous étions coupables. Mais c’est toujours sur ces chemins que nous trouverons le salut. Nous sommes tous impropres à ton service, comme un objet impur ; et toutes nos belles actions sont aussi répugnantes qu’un linge taché de sang. Nos fautes nous emportent tous comme les feuilles mortes balayées par le vent. Il n’y a plus personne pour s’adresser à toi, pour se ressaisir et s’attacher à toi. Car tu refuses de nous voir, et tu nous as livrés, découragés, au pouvoir de nos fautes. Et pourtant, Seigneur, c’est toi qui es notre père. Nous sommes l’argile, et tu es le potier, tu nous as tous façonnés. Seigneur, ne sois pas trop irrité, ne te rappelle pas sans cesse nos fautes. Mais regarde donc : ton peuple, c’est nous tous !  Les villes qui t’appartiennent sont dépeuplées, Sion n’est plus qu’un désert et Jérusalem un lieu dévasté. La maison qui t’appartenait, où nos ancêtres t’acclamaient, notre temple splendide a été livré au feu.  Ce lieu que nous aimions tant n’est plus qu’un tas de ruines. Seigneur, devant ces ruines, resteras-tu indifférent ? Te tairas-tu plus longtemps ? Nous accableras-tu encore, au-delà de toute mesure

Marc 13, 24-37   En ces jours-là, après une pareille détresse, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa clarté, les étoiles tomberont des cieux, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées. Alors on verra  le Fils de l’homme venir dans les nuées, dans toute sa puissance et sa gloire. Il enverra les anges pour rassembler ceux qu’il a choisis des quatre coins du monde, de l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité des cieux.Laissez-vous instruire par la parabole tirée du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que ses feuilles poussent, vous savez que l’été est proche. De même vous aussi, quand vous verrez ces événements arriver, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. Je vous le déclare, c’est la vérité : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, ni même le Fils ; le Père seul le sait. Faites attention ! Restez éveillés, car vous ne savez pas quand le moment viendra. Ce sera comme lorsqu’une personne part en voyage : elle quitte sa maison et en laisse le soin à ses serviteurs ; elle confie à chacun son travail et elle ordonne au gardien de la porte de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra : le soir, ou à minuit, ou au chant du coq, ou le matin. S’il revient à l’improviste, il ne faut pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

Message « Ah ! Si tu déchirais les cieux, et si tu descendais, tel que les montagnes soient secouées devant toi ! » C’est le cri de nos ancêtres dans la foi qui, pendant 70 ans d’exil à Babylone, ont attendu, prié, espéré qu’un jour ils pourraient regagner leur pays, rendre un culte à Dieu dans leur temple, comme dans le bon vieux temps et et vivre en paix et en sécurité chez eux. Après 70 ans, ils croient que leurs rêves se réalisent enfin. Babylone tombe et Cyrus, roi de Perse, donne aux exilés le droit de regagner leur pays. Mais une fois arrivés, ils constatent que tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ce n’était pas du tout ce à quoi ils s’attendaient. Les conditions socio-économiques sont extrêmement difficiles dans ce pays en reconstruction et le temple est toujours en ruines. Le monde est à l’envers ! Les gens sont à bout de souffle,  à bout de force. Ils se sentent démunis, impuissants devant l’état du monde. 

« Ah ! Si tu déchirais les cieux, et si tu descendais, tel que les montagnes soient secouées devant toi ! » Ce cri est souvent aussi le nôtre, n’est-ce pas ? « Seigneur, pendant des années nous avons cherché à faire ta volonté, nous avons prié, espéré, travaillé très fort. Nous y avons mis tout notre cœur. Ici, à Beyrouth, nous n’avons toujours pas notre temple, tant attendu. Le pays où nous sommes est en lambeaux, beaucoup de Libanais fuient cette terre, n’ayant plus la force ni le goût d’espérer… l’élan de foi qui devrait mobiliser celles et ceux qui croient en Dieu semble s’essouffler … sauf peut-être pour ceux qui croient qu’en faisant exploser des bombes il font honneur à Dieu. Quant à la pratique de la justice… c’est plutôt l’injustice sociale qui gagne du terrain ici et ailleurs. Malgré notre bonne volonté et nos efforts rien ne change vraiment. Mais Seigneur, toi, tu peux agir. 

“Seigneur ! Fais donc quelque chose ! Ah ! Si tu déchirais les cieux. “ Ce cri, c’est aussi une confession de foi, c’est aussi l’expression d’une conviction profonde… que Dieu n’est pas insensible, qu’il ne restera pas inactif devant nos souffrances. Ce Dieu qui a libéré nos ancêtres de l’esclavage en Égypte, qui a ramené les exilés. C’est sur ces chemins d’autrefois, les chemins de la fidélité, de la confiance en Dieu, que nous serons sauvés, nous aussi. L’Écriture le dit, « Dieu agit pour qui compte sur lui…”  alors Seigneur, fais donc quelque chose ! “ Ah ! Si tu déchirais les cieux, et si tu descendais… !” Toi seul peux nous sauver, c’est-à-dire, franchir la distance entre notre vie actuelle et la vie abondante que tu nous as promise.

Pour les Chrétiens, la réponse à notre cri du cœur est venue en Jésus, “Emmanuel”  Dieu avec nous… dans la vie, dans la mort, dans la vie au-delà de la mort,  pour renverser l’ordre des choses, pour re-créer le monde. Les premiers Chrétiens y croyaient dur comme fer et cette conviction leur a donné la force d’endurer toutes sortes de souffrances en attendant que le Christ revienne pour finir ce qu’il avait commencé  en venant parmi nous. Mais plus le temps passait, plus il était difficile d’attendre.  Au moment où l’Évangile de Marc a été écrit, quelque part autour de l’an 70,  c’est-à-dire après 40 ans d’attente, parmi celles et ceux qui avaient mis leur espoir en Jésus et dont beaucoup étaient morts sans voir la délivrance tant attendue.  L’Empire romain écrasait le peuple et le temple était encore une fois en ruines.  Ce n’était pas du tout ce à quoi les premiers Chrétiens s’attendaient.  Certains commençaient à se demander s’ils s’étaient trompés en croyant en Jésus. Alors Marc leur écrit, comme il nous écrit à nous aussi : “ Ne lâchez rien ! Même si vous avez l’impression que tout est noir et que le ciel vous tombe dessus, Dieu ne vous a pas abandonnés. Dieu est là en plein milieu de la détresse. Il est là où vous l’attendez le moins, et il vous rassemblera autour de lui dans son royaume où tous et la création tout entière auront la vie, et la vie en abondance.” Ceci n’est pas une promesse comme les autres, car c’est Dieu lui-même qui nous a donné sa Parole. Cette Parole, descendue du ciel, faite chair en Jésus Christ est à l’œuvre en vous par le Saint-Esprit. Cette promesse est sûre. Elle s’accomplira, même si nous ne savons pas quand ce sera le moment. Restons donc éveillez, comme les enfants le soir de Noël, afin de ne RIEN manquer à ce que Dieu va faire, pour nous qui comptons sur lui. 

CONFESSION DE FOI

Je crois que la vie n’est pas une aventure à vivre dans la banalité. Il faut au contraire s’engager à réaliser le projet que Dieu a sur chacun(e) de nous : un plan d’amour qui bouleverse nos existences.

Je crois que la plus grande joie pour un homme, une femme, c’est de rencontrer Jésus Christ, Dieu fait homme. En lui, toutes choses, les misères, les erreurs, l’histoire, l’espérance, prennent une nouvelle dimension et un nouveau sens. 

Je crois que tout homme peut renaître à une vie authentique et digne à tout moment de son existence… En accomplissant la volonté de Dieu,  il peut non seulement se libérer, mais encore maîtriser le mal.

INTERCESSION

Dans ces jours sombres que nous vivons, où tant d’hommes et de femmes ont peur du lendemain… nous te prions pour celles et ceux que notre société repousse aux marges et qui pourtant vivent là, au milieu de nous : les travailleurs précaires et les chômeurs, que la crise sanitaire fragilise, les sans domicile, toujours plus nombreux et toujours plus isolés, les réfugiés, dont les droits s’amenuisent encore et encore… qu’ils soient des balises qui nous rappellent à l’humanité et la fraternité.

Nous te prions pour nos familles, pour nos proches qu’ils soient ici tout prêt de nous, ou plus loin, pour celles et ceux qui nous accompagnent et rendent nos journées plus belles,  qu’ils soient source de vitalité et de tendresse. Nous te prions pour les humains du monde entier,  qu’ils aient la chance de vivre pleinement et de s’épanouir. Qu’ils découvrent dans la confiance, qu’avec toi, Seigneur, tout jour nouveau est un jour qui les accueille et qui leur apporte des promesses de vie.

Permets, notre Dieu, que nous finissions cette prière en nous unissant aux tous premiers disciples, ceux parmi lesquels se trouva celui qui dit à Jésus : « Seigneur, apprends-nous à prier…». A eux et à nous tu redis auj. « Quand vous priez, dites : Abba, Père, Notre Père…”

BÉNÉDICTION

Dieu miséricordieux, tu nous as donné la foi et l’espérance, de ce monde nouveau, entrain de naître, partout où tes enfants s’accordent dans ton Amour. Bénis-nous, éclaire-nous, guide-nous pour marcher sereinement vers cet Avenir. Rends-nous fermes dans la foi, joyeux dans l’espérance et prompts à accomplir  ce que tu promets. Alors notre attente du Royaume ne sera pas vaine, alors les signes de ta présence porteront parmi nous les fruits de ton Amour. Qu’il nous bénisse, le Dieu de notre passé, de notre présent et de notre avenir. Amen

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