Culte du dimanche 26 avril

ACCUEIL   Voici venu le temps de nous affranchir des contraintes qu’impose le confinement pour consacrer un moment à Dieu, et nous mettre à l’écoute d’une Parole de vie, qui nous apporte fraîcheur et apaisement… Venez, échappons-nous un instant aux multiples obligations qui pèsent lourd certains jours… et recevons la prière comme un cadeau qui aide à vivre ! L’amour de Dieu, la paix du Christ et la consolation de l’Esprit nous sont offerts pour le repos de nos cœurs et l’apaisement de notre esprit.

Avec le Psaume 23 nous prions…    Le Seigneur est mon berger,  Je ne manquerai de rien. Le Seigneur est mon repos, Il me fait reposer dans de verts pâturages. Le Seigneur est ma paix, Il me conduit près des eaux paisibles. Le Seigneur est ma consolation, Il restaure mon âme. Le Seigneur est mon chemin, Il me conduit sur les sentiers de la justice. Le Seigneur est ma confiance,  Quand je marche dans une vallée d’ombre et de mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. Le Seigneur est mon soutien, Ta houlette et ton bâton, voilà mon réconfort. Le Seigneur est mon ami, Tu dresses devant moi une table, face à mes adversaires. Le Seigneur est ma victoire, Tu parfumes d’huile ma tête, et ma coupe déborde. Le Seigneur est mon allégresse, Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie. Le Seigneur est mon espérance, Seigneur, je reviendrai dans ta maison aussi longtemps que je vivrai.

PARDON Seigneur, nous nous tenons devant toi tels que nous sommes, occupés, préoccupés, tiraillés, dans nos têtes, dans nos corps. Que ta Parole vienne fracasser les forces obscures qui nous enferment. Que tes mots viennent bouleverser nos manières de penser défaitistes et sans avenir. Nous te confions les peurs dans lesquelles nous nous recroquevillons, les quêtes désordonnées dans lesquelles nous nous enfermons, les faire-valoirs que nous érigeons pour mieux te tenir à distance.  Libère-nous par ton souffle de vie ! Arrache-nous de l’immobilité et de la mort ! Donne-nous d’entendre la parole qui nous appelle et nous envoie vers les autres ! Donne-nous de nous réjouir de la communion fraternelle qui réchauffe le cœur ! Donne-nous de proclamer la force de ta Parole qui sauve de l’insignifiance et de l’oubli !

GRÂCE   Au-delà de nos déchirures et de nos blessures, au-delà de nos exaspérations et de nos rancœurs sourdes, le Seigneur est celui qui guérit, qui réconcilie et reconstruit. Il nous relève et nous appelle à la vie. Son pardon est une pluie bienfaisante qui recouvre nos manquements. Sa bénédiction est comme l’ondée rafraîchissante du printemps. Vous qui avez faim et soif de son pardon, vous êtes heureux, car il vous pardonne. Vous qui avez faim et soif de sa présence,  vous êtes heureux, car il vient demeurer en vous, vous fortifier et vous guider. Vous qui avez faim et soif d’amour, vous êtes heureux, car notre Père nous aime d’un amour plus fort que la mort.

PRIÈRE  Nous voici, Seigneur, peuple marchant de jour et de nuit, traversant les obstacles et le temps. Nous voici pour entendre une Parole capable d’insuffler l’espoir à cette terre désemparée. Que vienne ta Parole, Seigneur, qu’elle vienne grandir et résonner en nous Nous voici prêts à laisser le Christ nous rejoindre, nous réconforter, nous dire ce que nous avons besoin d’entendre. Car, lui seul a le pouvoir de faire naître l’aurore sur notre terre humaine. Qu’il reste avec nous, qu’il nous rassemble dans la paix de son amour.

Lecture biblique : Jean 21, 1-15 Jésus se montra de nouveau à ses disciples, au bord du lac de Tibériade. Voici de quelle manière il se manifesta : Simon Pierre, Thomas surnommé « le jumeau », Nathanaël qui était de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur annonça : « Je vais à la pêche. » Ils lui dirent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque. Mais cette nuit-là, ils ne prirent rien. Quand il commença à faire jour, Jésus se tenait là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Mes amis, auriez-vous quelque chose à manger ? » – « Non », répondirent-ils. Il leur dit : « Jetez le filet du côté droit de la barque et vous en trouverez. » Ils jetèrent le filet, et ils n’arrivaient plus à le retirer de l’eau, tellement il était plein de poissons. À ce moment le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon Pierre entendit ces mots : « C’est le Seigneur », il remit son vêtement de dessus, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples revinrent en barque, en tirant le filet plein de poissons : ils n’étaient pas très loin du bord, à cent mètres environ. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là un feu de braises avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre. » Simon Pierre monta dans la barque et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : 153 en tout. Et malgré ce nombre, le filet ne se déchira pas. Jésus leur dit : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? », car ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche, prend le pain et le leur partage ; il fait de même avec le poisson. C’était la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples, depuis qu’il était ressuscité d’entre les morts. Après le repas, Jésus s’adressa à Simon Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il répondit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. » Jésus lui dit : « Prends soin de mes agneaux. » Il lui demanda une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » – « Oui, Seigneur, répondit-il, tu sais que je t’aime. » Jésus lui dit : « Prends soin de mes moutons. » Il lui demanda une troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut attristé de ce que Jésus lui avait demandé pour la troisième fois : « M’aimes-tu ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais toutes choses ; tu sais que je t’aime ! » Jésus ajouta : « Prends soin de mes moutons. Oui, je te le déclare, c’est la vérité : quand tu étais jeune, tu attachais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras les bras, un autre attachera ta ceinture et te mènera où tu ne voudras pas aller. » Par ces mots, Jésus indiquait de quelle façon Pierre allait mourir et servir la gloire de Dieu par cette mort. Puis Jésus lui dit : « Suis-moi ! »

Prédication  Voilà ! c’est fait ! Les disciples sont retournés chez eux, en Galilée ! Il y a eu la mort tragique de Jésus mais il est vrai aussi qu’il y a eu ces apparitions étonnantes qui semblaient attester que Jésus était vivant ! Les disciples avaient tellement misé sur lui.  Les voilà désoeuvrés, stoppés dans leur élan. et comme il faut bien faire quelque chose, ils décident de faire ce qu’ils savent faire le mieux : aller à la pêche… Cela leur passera le temps… Ils ne sont pas nombreux : 7 ! Où sont les autres ? Que font-ils ? Qu’attendent-ils ? On ne le sait pas…  Sept dans une barque, sur la mer, en train de pêcher mais sans rien prendre… Toute la nuit ils ont travaillé en vain. Ils reviennent bredouilles, fatigués et déçus. Au lever du jour, Jésus est là, sur le rivage. Il ne dit pas  « bonjour » ou bien encore « la paix soit avec vous », il leur dit : “Eh les enfants, n’avez-vous pas quelque chose à manger ?” Il les appelle « enfants » parce qu’ils sont comme des nouveau-nés. La nuit est derrière eux.  Lui, il est devant, sur le rivage, comme pour leur montrer un monde tout neuf. Mais ils ne comprennent pas encore, c’est pourquoi à la question  « n’avez-vous rien à manger ?», ils sont bien obligés de répondre « non » !  Et, face à leur découragement, la seule chose qu’il leur dit, c’est de jeter le filet à droite de la barque. Et, curieusement ils le font, comme s’il y avait une force en eux qui les contraignait à écouter sa voix. Et voilà que le filet se remplit. Alors Jean dit à Pierre : « C’est le Seigneur ». Et Pierre se jette à l’eau.  Il ne dit rien, il sent bien que c’est lui, Jésus qui est là sur le rivage. Il n’y a que lui qui peut faire une chose pareille. Oui, c’est le Seigneur ! Sur le rivage, le feu est prêt, il y a du pain : on peut manger ! Cela nous rappelle les disciples d’Emmaüs. Quand Jésus leur parle sur la route, mais qu’ils ne le reconnaissent pas. C’est seulement lorsqu’il aura partagé le pain qu’ils vont tout d’un coup le reconnaître. Pourtant, dans notre récit, personne n’a le courage de lui demander si c’est bien lui ! Car ils le savaient, intimement, que c’était bien le Seigneur. même si cela semblait trop beau pour être vrai ! Il faudra le partage du pain … pour que leurs yeux s’ouvrent comme à Emmaüs. Il en va souvent de même pour nous. C’est lorsque nous autorisons celui qui se tient à la porte et qui frappe, à entrer, à s’asseoir à notre table, à nous nourrir de son amour, que nos coeurs se réchauffent enfin et que nous nous écrions : “Reste avec nous Seigneur !” Que ferions-nous sans toi ! 

Dans le court dialogue qui suivra après le repas, Jésus s’adresse à Pierre, sans lui faire aucun reproche. Le passé n’est même pas évoqué … cette fameuse nuit où par trois fois Pierre avait déclaré : « Je ne connais pas cet homme ! » Le mot pardon n’est même pas prononcé, et c’est en redisant trois fois son amour pour le Christ que Pierre se découvre pardonné, transfiguré, recréé par un amour tout puissant qui aura raison de ses défaillances.. Il ne pourra pas effacer sa chute, oublier son heure de faiblesse, mais désormais sa trahison ne reviendra plus à sa mémoire comme une malédiction, il sera tout entier tournée vers une vie nouvelle, qui fera de lui un pêcheur d’hommes. Mais qu’en est-il pour nous aujourd’hui ? Ne sommes-nous pas quelquefois comme ces disciples qui travaillent toute la nuit sans rien prendre ? Sommes-nous prêts à jeter le filet parce que Jésus nous le demande ? Ce qui est sûr, c’est que Jésus nous aime comme nous sommes, il vient vers nous pour nous fortifier et nous rassasier de ses bienfaits et surtout, il veut transformer nos échecs en bénédiction. Pour Jésus, il n’y a pas de ratés, il n’y a pas de fiascos définitifs, il n’existe pas de gens indignes d’être aimés. Il nous demande de revenir sur notre vie passée, de revisiter nos échecs et de vivre chaque jour de son amour et de sa grâce. C’est ainsi que nous pourrons devenir de vrais témoins qui vivent de la présence du Christ ressuscité et qui poursuivent l’oeuvre de Dieu dans ce monde. Amen

CONFESSION DE FOI    Seigneur, tu m’as toujours donné le pain du lendemain, et quand je serai pauvre un jour, je croirai encore. Seigneur, tu m’as toujours donné la paix du lendemain, et quand je serai dans l’angoisse un jour, je croirai encore. Seigneur, tu m’as toujours donné la force du lendemain, et quand je serai faible un jour, je croirai encore. Seigneur, tu m’as toujours gardé dans l’épreuve, et quand je traverserai l’épreuve un jour, je croirai encore. Seigneur, tu m’as toujours tracé la route du lendemain, et quand elle me sera cachée un jour, je croirai encore. Seigneur, tu m’as parlé quand l’heure était propice, et quand tu garderas le silence, quand je ne t’entendrai plus, je croirai encore. Seigneur, tu as toujours été l’ami fidèle et aujourd’hui, malgré ceux qui te trahissent, je crois. Seigneur, tu as toujours accompli tes promesses, et aujourd’hui, malgré ceux qui doutent, je crois.

INTERCESSION  C’est notre bonheur et notre joie de prier que d’intercéder les uns pour les autres… Ô Dieu de tous les possibles, Dieu de résurrection, Toi qui fais éclater la lumière du tombeau vaincu,nous voulons faire monter vers toi notre prière confiante. Au cœur des difficultés, des peurs, des discours anxiogènes, c’est toi qui vient nous apporter ta paix. Tu nous l’as assuré par ton fils Jésus le Christ qui nous a dit : «je vous donne la paix, je vous laisse ma paix ». Nous Te louons pour toutes les petites choses dans notre quotidien qui nous apporte le sourire, nous ne voulons pas oublier de nous les remémorer. Nous te louons pour les malades guéris, dont la vie ne sera certainement plus jamais comme avant. Nous te louons pour les liens qui se tissent entre voisins, par les fenêtres, par des gestes de solidarité. Nous te louons pour les personnes qui, dans notre monde, prennent conscience de la nécessité d’un changement de valeurs, de manière de vivre, de regard sur l‘autre, sur ta création. Nous te prions pour toutes les familles en deuil. Nous te remettons les malades en attente de guérison, celles et ceux qui, dans certains pays d’Afrique, sont mis à l’écart lorsqu’ils sont atteints par l’épidémie. Celles et ceux qui sont dans des camps de réfugiés,  et vivent leur maladie dans des conditions sanitaires déplorables. Celles et ceux qui n’ont pas accès à des soins, faute de moyens. Nous te prions pour celles et ceux qui ont perdu leur emploi, et qui n’ont plus de revenus, celles et ceux qui continuent à mourir dans l’indifférence de leurs frères et soeurs en humanité. Nous te prions pour celles et ceux qui sont victimes de la malnutrition, de la violence, de la guerre. Celles et ceux qui sont emprisonnés pour leurs opinions religieuses. Celles et ceux qui ont fui leur pays et ne trouvent aucune terre de refuge. Père de tendresse et de compassion, nous te demandons de changer notre cœur, de nous rendre proche de nos frères, du lointain, comme du prochain. Apprends-nous le partage, le souci de l’autre, l’amour qui ne se dérobe pas. BÉNÉDICTION  Le Christ chemine avec vous, que la promesse de sa présence, la certitude de sa délivrance, le souffle de son espérance et la vérité de sa Vie soient la racine de votre foi, la vérité de vos combats et la source de votre joie. Qu’il vous bénisse et vous garde, lui qui est Père, Fils et Saint Esprit, Amen

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