Culte du dimanche 25 Octobre

ACCUEIL Chers amis, Venir au culte, c’est interrompre le simple enchaînement des jours de nos vies, c’est se mettre en route, c’est chercher la paix, c’est se trouver soi-même.

Venir au culte c’est chercher un début de réponse à nos questions, c’est reconnaître nos faiblesses, avec la certitude que nous serons aimés.

Venir au culte, c’est chercher Dieu et s’interroger sur ce qu’il attend de nous, c’est mettre de la lumière dans nos doutes et progresser dans la confiance que nous plaçons en lui.

Qu’il nous donne de vivre cette heure de culte comme un temps de Grâce où il vient renouveler et bénir, fortifier et et apaiser nos vies.

INTROÏT Réjouissons-nous, les bontés de Dieu ne sont pas épuisées, elles se renouvellent chaque matin…

Seigneur, auj. je voudrais proclamer ton nom, comme un cadeau gratuit, sans mérite, offert à toutes et à tous.

Je voudrais proclamer ton nom, (pas comme une définition ou un dogme) mais comme une Espérance, déposée au creux de la vie. Comme un désir, comme un appel, comme une attente. Comme une souffrance, parfois…

Je voudrais proclamer ton nom Seigneur, et dans ce nom sur mes lèvres, que tous mes frères et sœurs puissent toucher ta passion pour nos tentatives d’amour, même les plus désespérées. Dans ton nom, qu’ils puissent clouer leurs souffrances secrètes, leurs rêves cassés et leurs plaies qui ne cicatrisent pas. Dans ton nom, qu’ils puissent glisser leur mort et leur Espérance ! Dans ton nom, qu’ils puissent moissonner et récolter leur avenir !

Oui, je vais proclamer ton nom, celui que tu annonces toi-même,  à ceux qui se risquent vers toi.  Oui, aujourd’hui, c’est décidé, nous proclamons ton nom, pour que chacun(e) puisse l’entendre, s’en réjouir, le répéter, le chanter, le crier, s’y accrocher, y puiser comme à une fontaine, et en VIVRE Charles Singer, Semailles

PARDON Frères et sœurs, en présence de Dieu, chacun(e) de nous peut maintenant se présenter à Dieu, en toute humilité, pour être renouvelé et remis en route sur les chemins de son amour … Seigneur, alors que nous venons ici, pour nous ressourcer en ta Présence, nous désirons d’abord déposer ce qui est lourd à porter, ce qui nous encombre. Nous te remettons le poids des jours et des heures écoulés. Nous déposons la boule qui s’est formée au creux de notre ventre,  celle de nos peurs et de nos frayeurs et de nos angoisses quand nous constatons  que l’avenir reste brouillé et incertain. Nous déposons les lambeaux de notre existence : les plaies béantes et les déchirures.  Toutes ces choses que nous n’avons pas eu le temps de bien soigner et qui n’ont pu guérir. Nous déposons aussi nos mots de trop et de travers, les blessures que nous avons infligé aux autres et pour lesquels nous n’avons pas encore osé demander pardon.

GRACE Voici ce que nous dit le Seigneur : «J’efface ta faute, comme une lumière gagne sur la nuit épaisse,  j’efface le mal que tu as fait comme le vent chasse un nuage,  j’efface le tourment qui t’obsède comme un rêve qui s’envole au matin. Tu peux revenir à moi sans crainte, car je t’aime dès maintenant et pour toujours.» Sûrs du pardon de Dieu, manifesté en Jésus-Christ, marchons avec confiance et assurance, avec et par l’Esprit de Dieu. Ta foi t’a sauvé, va en paix.

VOLONTÉ DE DIEU Et puisque nous voici réconciliés avec Dieu, écoutons comment il nous invite à marcher dans ses voies et à être témoin de son Amour… Allez par les chemins, criez mon Évangile, allez pauvres de tout, partagez votre joie. Soyez signe d’amour, de paix et de tendresse, ayez un cœur d’enfant, soyez simples et vrais. Pour être mes témoins, veillez dans la prière, mon Royaume est en vous, il attend votre cœur. L’esprit vous conduira sur droutes nouvelles, allez, ne craignez pas, je demeure avec vous.

PRIÈRE Seigneur Jésus, tu es là au milieu de nous. Tu es venu sans faire de bruit. Tu es proche de celles et ceux dont la vie est fragile, de celles et ceux pour qui la vie est difficile. Tu es là avec celles et ceux qui ont la dernière place. Tu est là et cela nous suffit. Tu écoutes chacun(e), nous pouvons te parler. Tu as connu la joie, la solitude et la souffrance, les espoirs brisés, le doute. Tu connais nos blessures cachées, tu offres la guérison, tu nous enveloppes de ton amour infini. Merci Seigneur.

Mat 22, 34-40 Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’eux, un docteur de la Loi, lui posa une question pour le mettre à l’épreuve: «Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement?» Jésus lui répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’il y a dans l’Écriture, (dans la Loi et les Prophètes) dépend de ces deux commandements

Jésus est poursuivi inlassablement par ses adversaires. Tous l’épient pour le prendre en défaut : les partis politiques, les groupes religieux, les scribes et les pharisiens ! Faut-il payer l’impôt à César ? Faut-il croire que la résurrection est possible ? Quel est le plus grand commandement ? La question ne vient pas d’une personne sincère qui cherche la vérité, mais de quelqu’un qui veut prendre Jésus au piège. «L’un d’eux lui demanda pour le mettre à l’épreuve», dit le texte : «Maître, dans la Loi, quel est le plus grand Commandement ? » Nous connaissons bien cet évangile, peut-être trop bien, ce qui nous porte à le mettre rapidement de côté en disant : «Oui, oui, nous l’avons souvent entendu». Il y a cependant plusieurs aspects intéressants pour notre foi chrétienne dans cette réponse de Jésus. Le Seigneur a le don de nous ramener à l’essentiel. Premièrement, bien que la question du docteur de la loi ne porte que sur « le » plus grand commandement, Jésus en propose non pas un mais deux et il les unit l’un à l’autre. Le premier de ces deux commandements ne surprend pas les pharisiens : «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et tout ton esprit.» C’est en toute lettre dans la grande prière juive, celle que l’on récite trois fois par jour, tourné vers Jérusalem. Ensuite, Jésus ajoute un second commandement, tiré du Livre de Lévitique : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même.» Ce précepte, les pharisiens le connaissent bien lui aussi. Mais la grande nouveauté, qui a fait scandale auprès de ces hommes très religieux, c’est de mettre sur le même plan Dieu et le prochain, l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Ce sera la grande leçon de la parabole du jugement dernier, où Jésus s’identifie purement et simplement à celles et ceux qui étaient dans le besoin. Ses disciples ont agi sans savoir que c’était le Seigneur lui-même qu’ils servaient à travers celles et ceux qui avaient besoin d’aide : «Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer, étranger et de t’accueillir, nu et de te vêtir, malade ou prisonnier et de venir te voir ?… En vérité je vous le dis, dans la mesure où  vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.» (Mt 25, 31-46). Pour Jésus, il n’y a pas deux amours, il n’y en a qu’un et l’attitude envers le prochain vérifie la qualité de notre attitude envers Dieu. Il n’est donc pas question de choisir entre Dieu et l’être humain, comme on le faisait au temps de Jésus et comme on le fait souvent encore aujourd’hui. On ne peut opposer Dieu à l’homme, ni l’homme à Dieu. Il n’y a pas de concurrence entre les deux amours : «Ce que vous refusez au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous le refusez» (Matthieu 25, 45). «Qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas », dit Jean. (1 Jean 4, 20)Il est donc clair qu’on ne peut éliminer un commandement par l’autre, comme certains seraient tentés de le faire. Il serait tellement plus pratique de se dispenser de l’un des deux commandements, en disant : il suffit d’aimer Dieu ou bien, il suffit d’aimer le prochain. Pour Jésus, il n’y a pas un seul commandement, il y en a deux. Je pense au reportage d’un journaliste qui revenait d’Afrique. Dans un hôpital, il avait rencontré une jeune religieuse qui soignait les plaies d’un lépreux. Il lui dit très sincèrement: «Je ne ferais pas ce genre de travail pour un million de dollars». Et la jeune religieuse lui répondit: «Moi non plus. Mais je le fais par amour pour ce pauvre homme qui est en train de mourir.» La jeune religieuse s’efforçait d’aimer Dieu en aimant le pauvre malade qui se mourait dans cet hôpital de fortune. Il y a un autre aspect important dans la réponse de Jésus : il nous donne une nouvelle définition du prochain. Dans le texte de Luc qui raconte la même histoire, le docteur de la loi pris au dépourvu par l’obligation d’aimer non seulement Dieu mais aussi le prochain, demande à Jésus : « Mais qui est mon prochain ? »… et Jésus lui répond par la parabole du bon Samaritain.  Jésus renverse alors la notion de prochain : « Qui a été le prochain de l’homme blessé et laissé pour mort ? »  Le prochain n’est pas celui qui est blessé, qui est proche de nous et qui a besoin d’aide, mais celui qui se rapproche de cette personne en détresse. Qu’il s’agisse d’aider un blessé, un malade, une personne âgée, un enfant abandonné, une personne seule, le prochain, c’est vous, c’est moi, c’est toi lorsque nous nous rapprochons de cette personne en difficulté. Et, selon Jésus, cela n’a rien à voir avec la nationalité, la religion ou le parti politique. Dans la parabole du bon Samaritain, le Seigneur évite de mentionner la race, la nationalité ou la proximité sociale de la personne blessée. Tout ce qui compte, c’est le besoin qu’elle a d’être secourue. En conclusion, nous pouvons dire que Jésus – et cela est l’originalité de sa réponse – établit avec clarté la priorité absolue des deux commandements de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain. Il fait de ces deux commandements le principe unificateur de son évangile. Il nous ramène à l’essentiel de la religion. Tout dans le christianisme doit être orienté vers cet amour de Dieu et du prochain : la prière, l’écoute de la parole de Dieu, la communion fraternelle, le témoignage, la diaconie… tout cela a pour but de faire grandir en nous cet amour de Dieu et du prochain. On se plaint souvent aujourd’hui que tout change dans la religion et dans la civilisation autour de nous. Jésus nous redit ce matin : Ce qui ne change pas ce sont ces deux commandements de l’amour : “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur…  et tu aimeras ton prochain comme toi-même.”

CONFESSION DE FOI Dans ma faiblesse, Jésus est ma force, dans ma pauvreté, il est ma richesse, dans ma solitude, il est mon compagnon, dans ma tristesse, il est ma consolation. Nous croyons en toi, Seigneur.

Dans mon angoisse, il est mon espérance, dans mon égarement, il est mon berger, dans mes tiraillements, il est ma paix, dans mes ténèbres, il est ma lumière, dans mon erreur, il est ma sagesse. Nous croyons en toi, Seigneur

INTERCESSION Nous te rendons grâce Seigneur, pour toutes celles et ceux qui, à travers le monde, dans la diversité de la foi, suivent le Christ et témoignent inlassablement de son amour.  Toi qui n’es pas un Dieu lointain, mais un Dieu proche, accorde à tes fidèles la force, le courage, la persévérance d’élever leurs cœurs, leurs yeux, leurs mains pour poursuivre leur témoignage, dans l’unité de ton Eglise. Nous prions pour que compréhension, respect et unité progressent au sein des Églises et des peuples, afin qu’une collaboration fructueuse permette le dévellopement de la justice et de la paix pour tous les hommes. Souviens-toi de celles et ceux qui ont besoin de ta grâce et de ton secours. Accorde-leur les richesses de ta miséricorde afin qu’avec eux, restaurés, corps et âmes, et fermes dans la foi, nous puissions te louer en JC notre Seigneur.

BÉNÉDICTION Et nous voulons à présent recevoir les paroles d’envoi et de bénédiction de la part de notre Seigneur : Rendez fortes les mains faibles Affermissez les genoux qui font trébucher ; Dites à ceux dont le cœur palpite : Soyez forts, n’ayez pas peur, Il est là, votre Dieu ! (Esaïe 35, 3-4) L’amour de Dieu nous entoure, La force de Dieu nous soutient,  et la paix de Dieu emplit nos cœurs. Que la bénédiction du Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, repose sur chacune et chacun d’entre nous. Amen.

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